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Santé des végétaux

Les plantes peuvent être confrontées à des maladies, pathogènes ou ravageurs. Ces menaces ont des impacts sanitaire, économique, alimentaire ou encore sur la biodiversité. À travers son expertise, l’Anses contribue à prévenir les émergences de maladies et ravageurs, lutter contre les plantes invasives, et réduire l’impact de l’usage des pesticides pour préserver la diversité des espèces végétales et des cultures.

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Protection des végétaux : identifier au plus tôt l’arrivée du scarabée japonais en France
13/06/2022
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Laboratoire de la santé des végétaux

Protection des végétaux : identifier au plus tôt l’arrivée du scarabée japonais en France

Le scarabée japonais est déjà présent en Italie et en Suisse depuis quelques années, la probabilité qu’il entre en France est haute. Cet insecte ravageur représente une menace pour des centaines d’espèces de végétaux. Pour avoir une chance de l’éradiquer du territoire, il sera nécessaire d’intervenir dès la première détection de l’insecte.
Comprendre l’augmentation des dégâts causés par un champignon dans la forêt des Landes
21/03/2022
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Laboratoire de la santé des végétaux

Comprendre l’augmentation des dégâts causés par un champignon dans la forêt des Landes

Depuis trois ans, le champignon Cronartium pini , responsable de la rouille vésiculeuse du pin, provoque des dégâts croissants sur les pins maritimes dans la forêt des Landes. Les travaux de l’unité de mycologie du Laboratoire de la santé des végétaux ont démontré que l’implantation de champs de pivoines à proximité n’était pas à l’origine de la maladie, mais avait accentué sa transmission et aggravé l’importance de ses dégâts.
Quel est l’effet des variétés rendues tolérantes aux herbicides sur la biodiversité végétale ?
18/03/2022
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Laboratoire de la santé des végétaux

Quel est l’effet des variétés rendues tolérantes aux herbicides sur la biodiversité végétale ?

La culture de variétés rendues tolérantes aux herbicides (VRTH) suscite des inquiétudes pour la biodiversité végétale. Dans une étude menée avec Inrae et les chambres régionales d’agriculture, l’Anses a mesuré l’impact de leur utilisation sur la diversité des plantes dans et autour des parcelles.
DROM : quelles utilisations des pesticides à domicile dans les Outremers français (Réunion, Guadeloupe, Martinique) ?
28/06/2021
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DROM : quelles utilisations des pesticides à domicile dans les Outremers français (Réunion, Guadeloupe, Martinique) ?

Utilisés à domicile, dans les jardins ou encore comme traitements antiparasitaires des humains et animaux domestiques, les pesticides exposent les populations à des risques sanitaires qui doivent être maîtrisés. Afin de mieux connaître les pratiques et les usages des pesticides dans les départements et régions d’outre-mer (DROM), l’Anses a mené l’étude Pesti-home. Après son premier rapport d’octobre 2019 concernant l'Hexagone, elle publie ce jour les résultats de l’étude réalisée auprès de 608 ménages des Antilles et de la Réunion. L’étude Pesti’home, qu’est-ce que c’est ? Après avoir publié les résultats pour l'Hexagone fin 2019, l’Anses publie aujourd’hui les résultats de Pesti’Home volet DROM, étude réalisée de février à juillet 2015 auprès de 608 ménages résidant en Guadeloupe, en Martinique et à La Réunion . L’étude Pesti’home concerne les pesticides disponibles à la vente pour les particuliers : produits phytopharmaceutiques utilisés pour protéger les plantes d’intérieur et d’extérieur, produits biocides utilisés à la maison pour lutter contre les insectes, les acariens, les rongeurs ou les parasites et moisissures du bois, et médicaments antiparasitaires humains et vétérinaires contre les poux, les puces ou encore les tiques. Plus d’un ménage sur deux utilise des pesticides à domicile Comme dans l'Hexagone, l’utilisation des pesticides à domicile est très répandue dans les DROM : 58,3 % des ménages martiniquais, 70,1 % des ménages réunionnais et 94,8 % des ménages guadeloupéens ont utilisé des pesticides au moins une fois dans l’année. Les produits sous forme d’aérosols ou de sprays sont les produits les plus fréquemment employés. Dans les DROM, le climat tropical favorise la prolifération d’insectes comme les moustiques, cafards et fourmis. Ces derniers apparaissent donc comme la principale cible des traitements. L’utilisation des produits pesticides tous usages confondus est ainsi 3 à 4 fois plus fréquente que dans l'Hexagone. La part des très forts utilisateurs , c’est-à-dire ceux utilisant des pesticides plus de deux fois par semaine au moins, représente près de 1/3 des ménages à La Réunion, 1/4 en Guadeloupe, et 1/5 en Martinique. Des produits aujourd’hui interdits retrouvés dans les stocks à domicile Sur les 3 îles, plus de 80 % des ménages stockent au moins un pesticide à domicile, principalement dans la cuisine, la remise ou le garage. Comme en métropole, certains de ces produits, aujourd’hui interdits à la vente, ont été retrouvés, en particulier les produits phytopharmaceutiques dont l’achat peut parfois remonter à 10 ans ou plus. Au moment de l’enquête, près de 24 % des produits stockés chez les ménages en Guadeloupe, 27 % en Martinique et 20 % à La Réunion, étaient interdits à la vente. Des précautions d’emploi et d’élimination pas assez respectées En Guadeloupe et en Martinique, près de 80 % des produits non utilisés et périmés sont jetés à la poubelle au lieu d’être apportés en déchetterie. Sur l’île de La Réunion, ce chiffre atteint 60 %. Peu d’utilisateurs portent des équipements de protection comme des gants, des masques ou des vêtements de protection. D’une manière générale, les précautions et recommandations d’emploi des produits ne sont pas toujours lues ou respectées . A titre d’exemple, si l’application de la dose préconisée et les recommandations figurant sur la notice ou l’emballage du produit sont globalement bien respectées sur les 3 îles, ce n’est pas le cas pour les produits destinés aux insectes volants et rampants tels que les moustiques, les blattes, les fourmis ni pour les répulsifs employés sur le corps et/ou sur les textiles (sauf pour La Réunion). Mieux informer pour réduire l’exposition des utilisateurs et l’impact environnemental Au regard de ces résultats, l’Anses rappelle les recommandations émises lors de la publication du volet métropole de Pesti’home et tout particulièrement la nécessité de mieux informer les forts utilisateurs de l’importance de : lire les précautions d’emploi et de les respecter : aération de la pièce où le produit a été utilisé, port de gants lorsque cela est mentionné, respect de la dose recommandée, etc. déposer en déchetterie les produits stockés depuis longtemps et contenant des substances aujourd’hui interdites, ainsi que les emballages vides des produits, respecter les conditions de conservation et d’utilisation des produits, en veillant par exemple à informer l’utilisateur au moment de l’achat. L’Anses rendra un avis courant 2021 sur l’arrêt du libre-service pour certaines produits biocides destinés au grand public. L’Anses recommande qu’une information plus lisible et plus claire sur la composition de ces produits soit apportée aux consommateurs par les fabricants. En outremer comme en métropole, pour limiter la prolifération des insectes et notamment des moustiques, l’Anses invite enfin les particuliers à éliminer les points d’eau stagnante qui constituent des lieux de ponte en : vidant les coupelles sous les pots de fleur, nettoyant les gouttières pour faciliter l'évacuation de l'eau, couvrant les réserves d'eau de pluie.
Harmonisation des tests pour détecter les organismes nuisibles aux végétaux
09/06/2021
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Laboratoire de la santé des végétaux

Harmonisation des tests pour détecter les organismes nuisibles aux végétaux

Les résultats du projet européen Valitest, coordonné par l’Anses, sont présentés lors de l’assemblée générale finale du projet ce mercredi 9 juin. Après évaluation de 83 tests, ce projet a permis d’harmoniser les pratiques de diagnostic pour 11 organismes nuisibles aux végétaux.
Des solutions alternatives aux néonicotinoïdes pour lutter contre la jaunisse dans les cultures de betteraves
02/06/2021
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Des solutions alternatives aux néonicotinoïdes pour lutter contre la jaunisse dans les cultures de betteraves

Dans une mise à jour de son avis de 2018 sur les alternatives aux néonicotinoïdes, l’Anses a identifié vingt-deux solutions pour lutter contre les pucerons et la maladie de la jaunisse dans les cultures de betteraves sucrières. Ces moyens de lutte pourraient prendre le relais des produits à base de néonicotinoïdes, interdits depuis 2018, mais dont l’utilisation a été réintroduite par dérogation en 2020 pour les traitements des semences de betteraves. Ces solutions alternatives qui présentent des efficacités correctes mais insuffisantes en utilisation seule, nécessiteront une approche de lutte intégrée pour atteindre une efficacité suffisante, voire une évolution des pratiques culturales. En 2020, de fortes populations de pucerons vecteurs des virus de la jaunisse ont envahi les cultures de betteraves. Cette situation a conduit à l’utilisation par dérogation de produits à base de néonicotinoïdes pour l’enrobage des semences de betteraves, en l’absence d’autres moyens de lutte suffisamment efficaces pour cette filière. Afin d’éviter que les producteurs et l’industrie sucrière ne se retrouvent de nouveau confrontés aux conséquences de ce problème, l’Anses a été saisie par le ministère chargé de l’agriculture pour identifier des alternatives efficaces et disponibles pour réduire les populations de pucerons infestant la betterave sucrière. Quatre solutions à court terme ont été identifiées : deux produits phytopharmaceutiques conventionnels à propriété insecticide et deux pratiques à mettre en œuvre dans les parcelles cultivées afin de réduire les populations de pucerons. Il s’agit pour ces dernières du paillage et de la fertilisation organique, afin de contrôler les apports d’azote. En plus de ces solutions immédiatement utilisables, 18 autres moyens de lutte devraient être disponibles dans un délai de deux à trois ans . Certains produits phytopharmaceutiques utilisés pour d’autres cultures pourraient également bénéficier d’une extension d’usage de leurs autorisations de mise sur le marché. La plupart des solutions alternatives considérées substituables aux néonicotinoïdes montrent des efficacités correctes mais insuffisantes, en utilisation seule, pour réduire les niveaux de dégâts à un seuil économique acceptable. L’Anses recommande donc de soutenir l’effort de recherche et développement pour adapter les solutions identifiées sur d’autres cultures au cas de la betterave sucrière et tester des combinaisons de solutions dans une approche de lutte intégrée, ainsi qu’en matière d’épidémiosurveillance. Un éventail de moyens de lutte complémentaires Pour identifier ces moyens de lutte, le groupe d’experts a analysé plus de 3 800 références de la littérature scientifique, constatant que peu de ces travaux se sont intéressés à la lutte contre les pucerons de la betterave. Les experts ont néanmoins identifié un panel de solutions techniques existantes ou à développer. « Les solutions identifiées sont de nature diverse. L’utilisation de plusieurs produits ou méthodes en association sera à envisager pour obtenir un niveau d’efficacité suffisant et éviter l’apparition de résistances chez les pucerons », précise Hervé Jactel, le président du groupe de travail en charge de l’expertise. Parmi les solutions, on trouve des produits phytopharmaceutiques de synthèse et d’origine naturelle, des microorganismes, des insectes prédateurs ou parasitoïdes des pucerons (les parasitoïdes pondent leurs œufs à l’intérieur des pucerons), des huiles végétales ou minérales, qui assurent une protection physique des betteraves, des méthodes de stimulation des défenses naturelles des plantes, la sélection de variétés de betteraves résistantes au virus de la jaunisse et enfin des méthodes culturales combinant la culture de la betterave avec d’autres plantes, dont la fonction est de réduire l’accès des pucerons aux plants de betterave ou de favoriser l’action des arthropodes prédateurs ou parasitoïdes des pucerons. Des alternatives adaptées aux betteraves Cette expertise vient compléter le rapport rendu par l’Anses en 2018 sur les alternatives aux néonicotinoïdes : « Dans le cadre de la première expertise, nous avions une vision d’ensemble, avec 130 usages analysés, explique Emmanuel Gachet, coordinateur scientifique de l’expertise et responsable de l’unité Expertise sur les risques biologiques du laboratoire de la Santé des végétaux de l’Anses. Ici, nous nous sommes concentrés sur les deux espèces de pucerons principalement responsables de la transmission des virus de la jaunisse, le puceron vert du pêcher (Myzus persicae) et le puceron noir de la fève (Aphis fabae) pour identifier des solutions rapidement disponibles pour la betterave sucrière. » Cette expertise s’est concentrée sur l’efficacité, la durabilité et l’opérationnalité des solutions alternatives. Certaines sont encore en cours de développement et, pour celles qui sont réglementées, n’ont pas encore été approuvées au niveau européen. L’Anses rappelle que préalablement à leur utilisation, les produits phytopharmaceutiques doivent faire l’objet d’une évaluation de leur efficacité et des risques pour la santé de l’Homme et l’environnement, y compris les pollinisateurs, avant l’éventuelle délivrance d’une autorisation de mise sur le marché pour l’usage concerné. Elle souligne également la nécessité d’envisager des combinaisons de solutions disponibles, dans une démarche agroécologique, et notamment avec une perspective de diversification des cultures.
La surveillance de la résistance aux produits phytosanitaires à travers le monde
26/03/2021
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Laboratoire de la santé des végétaux

La surveillance de la résistance aux produits phytosanitaires à travers le monde

Des scientifiques de l’Anses et d’INRAE ont analysé les systèmes de surveillance des résistances aux produits phytosanitaires dans le monde. Il ressort de leur étude que dans un même pays, plusieurs types d’acteurs, privés ou publics, mènent souvent des travaux en parallèle sur le sujet. Leurs approches sont complémentaires et les dispositifs de surveillance gagneraient en efficacité avec plus de coopération. La lutte contre les maladies et ravageurs des cultures repose sur différents moyens, dont l’utilisation de produits phytosanitaires. Cependant, dans certaines conditions d’utilisation, des insectes, champignons ou plantes indésirables peuvent devenir résistants à ces produits. La sélection de résistances entraine une diminution d’efficacité d’un produit phytosanitaire et une utilisation en plus grande quantité, avant de le rendre complètement inutilisable. Les substances actives de synthèse comme celles d’origine naturelle et utilisant des microorganismes sont concernées. La surveillance du développement de résistances est donc primordiale afin de limiter l’utilisation des produits phytosanitaires au minimum en prévenant toute utilisation devenue inefficace. Cette surveillance s’inscrit dans la stratégie de gestion de la lutte contre les bioagresseurs des végétaux dans le contexte d’une utilisation des produits phytosanitaires compatible avec le développement durable Cette surveillance n’est pas assurée de la même façon dans tous les pays. Des scientifiques d’INRAE et de l’Anses, réunis au sein du réseau de réflexion et de recherches sur les résistances aux pesticides ( R4P ), ont mené une vaste étude pour comparer les systèmes de surveillance des résistances à travers le monde et viennent de publier leurs résultats dans la revue Pest management science . Des disparités entre pays Au total, 162 experts de 48 pays ont répondu à l’enquête. L’Europe et l’Amérique du Nord ont fourni une part importante des contributions, des experts d’Amérique du Sud, d’Asie, d’Océanie et d’Afrique ont également participé. Trois types d’acteurs menant des travaux sur l’évolution des résistances aux produits phytosanitaires ont été identifiés. Une première catégorie inclut les organismes privés , comprenant les producteurs de produits phytosanitaires et les entreprises de conseil agricole. La seconde catégorie regroupe les acteurs académiques c’est-à-dire les universités et les instituts de recherche. La troisième catégorie rassemble les acteurs gouvernementaux . Le premier constat est que plus l’indice de développement humain (IDH) d’un pays est élevé, plus la surveillance de la résistance implique différents types d’acteurs. Ainsi, les trois catégories d’acteurs sont représentées dans 83% des pays ayant un fort indice de développement (supérieur à 0,9) et seulement dans 17% des pays avec un indice faible (inférieur à 0,8). Les acteurs gouvernementaux sont plus fréquemment impliqués dans la surveillance des résistances aux produits phytosanitaires dans les pays avec un IDH élevé. Des objectifs différents mais complémentaires Les enjeux de la surveillance des résistances divergent selon les acteurs, de même que le type de données récoltées : Les entreprises privées ont pour objectif de vérifier l’efficacité de leurs produits. Elles ont aussi parfois des obligations réglementaires, comme en France, où les autorisations de mise sur le marché de produits avec un risque de développement de résistance peuvent s’accompagner d’une demande de surveillance et d’une obligation des fabricants de déclarer les résultats de leurs suivis aux autorités en cas d’évolution de la situation. Les travaux conduits par les acteurs privés couvrent donc une large gamme de produits, de cultures et de bio-agresseurs, mais toutes les données ne sont pas rendues publiques. Les études menées par les acteurs académiques sont faites dans le cadre de projets de recherche. Ceux-ci concernent souvent une problématique bien précise, sur une durée de quelques années. Si le champ d’étude est restreint, le niveau de détail peut en revanche être important. Enfin, les suivis menés par les acteurs gouvernementaux sont le plus souvent annuels et leurs résultats sont systématiquement publics. Ils permettent donc une surveillance sur le long terme, mais celle-ci concerne essentiellement les situations les plus à risque d’émergence et d’évolution des résistances. La coexistence de ces systèmes de surveillance au sein d’un même pays permet ainsi d’avoir un aperçu plus précis de la situation . Les auteurs de l’étude soulignent que la surveillance des résistances aux produits phytosanitaires gagnerait en efficacité si ces acteurs collaboraient davantage, pour unir leurs capacités de collecte, d’analyse et de diffusion des données. Un cas particulier, le système de surveillance français En France, les trois types d’acteurs, privés, académiques et gouvernementaux, œuvrent à la surveillance des résistances aux produits phytosanitaires. L’enquête internationale a souligné la singularité du système français, qui dispose d’un plan de surveillance national annuel , financé dans le cadre du plan Ecophyto, piloté par le ministère de l’Agriculture, et auquel participent l’Anses et INRAE. Chaque année, une quarantaine de thématiques (qui correspondent à des triplets culture-bioagresseur-substance active) sont inscrites au plan de surveillance. Aucun système comparable n’existe dans les autres pays couverts par cette analyse. Le plan de surveillance français contribue au dispositif de phytopharmacovigilance , qui a pour objectif la surveillance des effets indésirables des produits phytosanitaires, dont l’apparition de résistances. Ce dispositif collecte les données des organismes de surveillance existants, ainsi que les signalements par les professionnels notamment les fabricants et les utilisateurs des produits phytosanitaires. Enfin, il finance des recherches pour mieux comprendre ces effets indésirables et améliorer leur détection.
Une nouvelle technique permet d’identifier les OGM non répertoriés
05/02/2021
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Laboratoire de la santé des végétaux

Une nouvelle technique permet d’identifier les OGM non répertoriés

Grâce à une technique développée par le Laboratoire de la santé des végétaux, sur le site d’Angers, il est désormais plus facile d’identifier une séquence d’ADN non répertoriée dans un organisme génétiquement modifié.
La présence d’un champignon destructeur de bananiers surveillée de près à Mayotte
22/01/2021
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Laboratoire de la santé des végétaux

La présence d’un champignon destructeur de bananiers surveillée de près à Mayotte

Détecté pour la première fois à Mayotte fin 2019, le champignon phytopathogène Fusarium oxysporum f. sp . cubense Tropical Race 4 (Foc TR4) représente une menace importante pour les cultures de bananiers. En décembre dernier, onze nouveaux cas suspects ont fait craindre l’apparition de nouveaux foyers de l’agent pathogène dans l’île. Les analyses effectuées par l’Anses pour ces nouveaux cas se sont révélées cette fois-ci négatives, mais cette fausse alerte démontre la nécessité de rester vigilant pour empêcher sa propagation. Fusarium oxysporum f. sp. cubense est responsable de la fusariose du bananier, aussi appelée maladie de Panama. Le champignon ne contamine pas les fruits, mais provoque un flétrissement de la plante et le jaunissement des feuilles, conduisant à la mort du plant infecté. Il n’existe à l’heure actuelle pas de traitement contre ce champignon qui se propage facilement par la plantation de plants infectés asymptomatiques ou par des objets en contact avec du sol contaminé, comme des engins agricoles ou des bottes. Le seul moyen de lutte efficace est la destruction des plants infectés et l’interdiction de l’accès aux zones contaminées. On distingue plusieurs races de ce champignon, qui peuvent attaquer différentes variétés de bananiers. La race tropicale 4 (TR4) est la seule capable d’infecter la variété de bananier Cavendish , la plus cultivée dans le monde. Apparue au début des années 2000 en Australie et en Asie du Sud-Est, elle s’est depuis étendue dans plusieurs pays aux climats tropical ou subtropical. Identification des premiers cas à Mayotte L’unité de Mycologie du Laboratoire de la santé des végétaux de l’Anses a été sollicitée une première fois en septembre 2019, après la découverte d’un bananier à Mayotte présentant les symptômes d’une infection par Fusarium oxysporum . Il s’agissait de la première contamination par la race tropicale 4 dans l’île. Celle-ci a été confirmée officiellement par trois tests successifs : un test moléculaire par PCR, selon une méthode développée par l’équipe de l’Anses, un test de compatibilité végétative, qui a permis de vérifier que le champignon prélevé était spécifiquement compatible avec des souches de la race tropicale 4, et un test de pathogénicité, qui a confirmé qu’il était capable de s’attaquer au bananier Cavendish. Ces travaux ont été menés en collaboration avec l’université de Stellenbosch, en Afrique du Sud. Ils ont fait l’objet d’une publication dans la revue Plant Disease en novembre dernier. Une recherche intensive d’autres bananiers contaminés a été menée sur l’île. Trois autres cas d’infections par la TR4 ont ainsi été détectés et les plantes concernées ont été détruites. Une menace à l’échelle mondiale Après une période pendant laquelle aucun autre cas n’a été reporté, onze nouveaux prélèvements ont été envoyés à l’Anses en décembre dernier. D’après les analyses PCR réalisées, il ne s’agirait cette fois pas de la TR4. Les tests réalisés ne permettent pas de connaître les causes des symptômes observés. Pour le moment, aucun cas d’infection par Foc TR4 n’a été rapporté dans les autres départements français d’outre-mer, mais le champignon progresse à l’échelle du globe, et a atteint l’Amérique du Sud, avec une première identification en Colombie en 2019. Sa propagation constitue une menace pour la production de bananes destinée à l’exportation mais aussi pour les populations locales d’Asie et d’Afrique, pour lesquelles ce fruit, ainsi que la banane plantain, également touchée par la TR4, constituent l’alimentation de base.
Un virus qui menace les courgettes détecté pour la première fois en France
27/10/2020
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Un virus qui menace les courgettes détecté pour la première fois en France

Le Tomato leaf curl New Delhi virus (ToLCNDV) est un virus qui a la capacité de progresser rapidement au sein des cultures de courgettes, en provoquant des dommages importants. Le laboratoire de la santé des végétaux de l’Anses a confirmé sa présence en France, alors que le pays était jusqu’à ce jour exempt de la maladie. Décrit pour la première fois en Inde sur des plans de tomates, le virus ToLCNDV est actuellement présent dans plusieurs pays européens (Espagne, Portugal, Italie, Grèce, Estonie), où il cause des dommages sur les cultures de courgettes, concombres et melons. Signalé en France par des professionnels, la présence du ToLCNDV vient d’être confirmée suite aux analyses de l’Anses dans quatre zones de production de courgettes, en régions Occitanie et Provence-Alpes-Côte-d’Azur. Une dissémination favorisée par la présence d’un vecteur très efficace De la famille des Geminiviridae, le virus est transmis principalement par une mouche blanche, l’aleurode Bemisia tabaci, un insecte vecteur considéré comme très efficace pour disséminer la maladie. Cet insecte vecteur acquiert le virus en 15 à 30 minutes lorsqu’il ponctionne la sève de plantes infectées. Il conserve ensuite le virus à vie et peut ainsi le disséminer pendant plusieurs jours en infectant des plantes saines. En considérant la situation des pays où il a été détecté, le virus est susceptible d'infecter un très grand nombre d’espèces végétales telles que la pomme de terre, la tomate, la courgette, l'aubergine, le melon, le concombre, le poivron, les courges, en causant d’importants dommages aux cultures. Sur les courgettes, les plants sont rabougris, chlorotiques. Les feuilles sont déformées, enroulées et présentent des mosaïques plus ou moins marquées. Comme pour tous les virus des plantes, il n’existe pas de moyen de lutte connu pour guérir une plante infectée. Pour éviter sa propagation, la prévention est donc essentielle avec l’utilisation de matériel végétal ou de plants sains, l’élimination des plantes malades et le contrôle des populations de l’insecte vecteur. Le Laboratoire de santé des végétaux, laboratoire national de référence Le virus ToLCNDV est un organisme nuisible de quarantaine et est donc réglementé au niveau européen. En France, le laboratoire de la santé des végétaux de l’Anses réalise les analyses officielles qui permettent de confirmer sa présence. Une méthode permettant d’identifier des virus de la même famille est utilisée dans un premier temps puis, en cas de résultat positif, l’analyse de la séquence génétique spécifique du ToLCNDV est nécessaire pour finaliser le diagnostic. Afin de renforcer les capacités de détection du virus, l’Anses expérimente également plusieurs tests de détection par PCR en temps réel et participe à un essai inter-laboratoires organisé au niveau européen par le laboratoire de référence de l’Union européenne. A ne pas confondre avec le tomato brown rugose fruit virus (ToBRFV) En février 2020, l’Anses avait alerté sur un nouveau virus émergent particulièrement dangereux pour les tomates. Ce virus, le ToBRFV, se transmet par les semences, les plants et les fruits infectés, ainsi que par simple contact et peut survivre longtemps sans perdre son pouvoir infectieux. S’il a été détecté en février 2020 dans la région Bretagne, aucun nouveau foyer n’a depuis été identifié. Les mesures prises en Europe ont amené à renforcer la surveillance du virus sur le territoire national, menée par les services de l’Etat et leurs délégataires, ce qui a permis de limiter sa propagation.
Plante comestible et plante toxique : gare aux confusions
17/08/2020
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Plante comestible et plante toxique : gare aux confusions

Certaines plantes toxiques ressemblent à des plantes comestibles et peuvent être confondues avec ces dernières lors de cueillettes dans la nature ou dans le jardin potager. La cueillette de plantes pour la consommation n’est donc pas sans risques et plusieurs cas d’intoxication grave voire mortelle sont régulièrement signalés. L’Agence et les Centres antipoison vous donnent quelques conseils pour éviter les accidents. Des intoxications fréquentes dues à la confusion entre plante comestible et plante toxique Des courges amères confondues avec des courges comestibles, de l’œnanthe safranée confondue avec des carottes sauvages, des feuilles de datura confondues avec des feuilles de tétragone cornue ou encore du colchique confondu avec de l’ail des ours...Les confusions entre plante toxique et plante comestible se produisent régulièrement . Même à faible dose, la consommation de certaines plantes toxiques peut provoquer des intoxications graves, voire mortelles. Que vous ramassiez des plantes dans la nature ou dans votre jardin potager, il convient donc d’être extrêmement vigilant et de suivre quelques conseils pour éviter les accidents. Les recommandations de l’Agence Si vous ramassez des plantes dans la nature : Ne pas consommer la plante ramassée en cas de doute sur son identification ! Cesser immédiatement de manger si la plante a un goût inhabituel ou désagréable ; Ne pas cueillir par brassées, pour éviter de cueillir plusieurs espèces et de mélanger des espèces toxiques avec des espèces comestibles ; Photographiez votre cueillette pour en faciliter l’identification en cas d’intoxication. Si vous ramassez des plantes dans votre jardin potager : En cas de doute sur son identification, ne consommez pas la plante récoltée ! N’improvisez pas : assurez-vous de bien savoir à quoi ressemble la plante qui va pousser. Aidez-vous de photographies de la plante disponibles sur le sachet de graines achetées ou sur d’autres supports (livres, sites internet) ; Restez vigilant : ce n’est pas parce qu’une plantule émerge là où elle a été semée qu’elle est issue du lot semé ; Soyez attentif au risque de confusion en récoltant des plantes issues d’un repiquage d’une année sur l’autre. Photographiez votre cueillette pour en faciliter l’identification en cas d’intoxication. Au moindre doute après ingestion ou en présence de symptômes, digestifs ou autres, dans les heures suivant la consommation de plantes ramassées dans un potager domestique ou dans la nature, contactez sans délai un Centre antipoison. Les centres antipoison donnent des téléconsultations médicales gratuites, en urgence, 24h/24. Pour toute situation liée à une intoxication, prenez avis et conseil auprès d’un centre antipoison avant de consulter un médecin ou de vous rendre aux urgences. Appelez le 15 en cas de détresse vitale (coma, détresse respiratoire…) www.centres-antipoison.net Numéros d’urgence des centres antipoison, disponibles 24h/24 : ANGERS 02 41 48 21 21 MARSEILLE 04 91 75 25 25 BORDEAUX 05 56 96 40 80 NANCY 03 83 22 50 50 LILLE 08 00 59 59 59 PARIS 01 40 05 48 48 LYON 04 72 11 69 11 TOULOUSE 05 61 77 74 47
Journées scientifiques et doctorales de l'Anses
03/09/2020

Jeudi, 3 Septembre, 2020 à Mardi, 15 Septembre, 2020

Journées scientifiques et doctorales de l'Anses

Public : non
Visioconférence Skype
L’Anses organise les « Journées scientifiques et doctorales de l’Anses » du 3 septembre au 15 septembre sous un format virtuel de 6 sessions par Skype. Ces journées multithématiques permettent aux scientifiques de l’Agence de présenter leurs travaux marquants des deux dernières années et notamment, pour cette édition 2020, les résultats des projets transversaux sélectionnés par la direction de la stratégie et des programmes en 2018, au terme d’un appel à projet vers l’ensemble des équipes scientifiques de l’Anses. Lors de ces journées, les doctorants et post-doctorants réalisant leurs travaux au sein des laboratoires ou des directions d’évaluation de l’Anses peuvent également échanger sur leurs expériences et présenter leurs résultats devant la communauté scientifique de l’Agence.

Décryptage

Les plantes toxiques vendues dans le commerce
22/07/2021

Les plantes toxiques vendues dans le commerce

Certaines plantes d’ornement vendues dans le commerce ou sur internet peuvent présenter un risque en cas d’ingestion ou de contact cutané par exemple. Retrouvez dans cet article la liste des plantes toxiques pour les Hommes comme pour les animaux.
Les activités de recherche de l'Anses sur les vecteurs
16/12/2020

Les activités de recherche de l'Anses sur les vecteurs

Certains arthropodes (famille qui comprend les insectes et les arachnides), tels les tiques et les moustiques, peuvent transmettre des agents pathogènes responsables de maladies affectant les animaux, les végétaux et/ou les Hommes. Plusieurs laboratoires de l’Anses étudient les maladies vectorielles et la capacité des arthropodes à transmettre ces agents pathogènes.
One Health
03/11/2020

One Health

Le concept « One Health » ou « une seule santé » en français, est mis en avant depuis le début des années 2000, avec la prise de conscience des liens étroits entre la santé humaine, celle des animaux et l’état écologique global. Il vise à promouvoir une approche pluridisciplinaire et globale des enjeux sanitaires. Les travaux de l’Anses s’inscrivent dans le concept One health. L’Agence coordonne plusieurs projets basés sur ce concept.
Le nématode du pin, un danger pour les conifères français
24/02/2020

Le nématode du pin, un danger pour les conifères français

Ver microscopique qui touche des conifères et en particulier les pins maritimes, le nématode du pin Bursaphelenchus xylophilus est un parasite particulièrement destructeur, responsable de dépérissements graves dans les forêts de pin. Transmis par un insecte vecteur, sa diffusion est principalement liée au transport de bois ou de végétaux. En France, la région des Landes, est une zone à risque en cas d’introduction de ce parasite du fait de la présence importante de pins maritimes. Laboratoire de référence national et européen pour l’identification du nématode de pin, l’Anses a par ailleurs conduit plusieurs expertises pour évaluer les risques d’introduction et d’établissement de l’organisme en France et recommandé des mesures de gestion des bois et des écorces de pins.
Insectes & santé des végétaux
19/02/2020

Insectes & santé des végétaux

Certains insectes sont indispensables pour les végétaux et d’autres peuvent nuire à leur santé et détruire les jardins, les forêts, le bois et les cultures. Au vu des changements climatiques et de l’augmentation des échanges commerciaux internationaux, il est indispensable d’identifier et de gérer la multitude de nouveaux insectes qui sont susceptibles de s’installer sur notre territoire. L’Anses est Laboratoire national de référence pour l’identification des insectes nuisibles. Aperçu des travaux.
Les plantes invasives
28/01/2020

Les plantes invasives

La grande majorité des espèces végétales, notamment celles introduites volontairement sur notre territoire sont bénéfiques pour l’Homme. Cependant, une petite fraction est capable de s’échapper des lieux où elles sont cultivées et de se reproduire ailleurs. Certaines plantes, dites invasives, peuvent avoir un impact néfaste sur l’environnement, la biodiversité et représentent potentiellement des risques pour la santé de l’Homme. Au laboratoire de la Santé des végétaux de à l’Anses, l’Unité entomologie et plantes invasives mène, grâce au laboratoire de la Santé des végétaux, des travaux d’expertise et de recherche pour évaluer les risques liés à ces plantes.
Xylella fastidiosa, une menace pour les oliviers et des centaines de plantes
22/10/2019

Xylella fastidiosa, une menace pour les oliviers et des centaines de plantes

Xylella fastidiosa est une bactérie phytopathogène de quarantaine pouvant infecter plus de 600 espèces de plantes et impacter des filières agricoles majeures telles que la vigne, les agrumes, l’amandier, l’olivier, mais également des plantes aromatiques, ornementales, forestières et sauvages. Aucun moyen de lutte curative contre cette bactérie n’existe à ce jour. De ce fait, pour éviter la propagation de la maladie, l’arrachage et la destruction des plantes contaminées et la lutte contre les insectes vecteurs sont indispensables. Point sur la bactérie et les missions du Laboratoire de la santé des végétaux (LSV) de l’Anses pour contribuer à la lutte contre cet organisme nuisible.
Anses et biocontrôle
22/07/2019

Anses et biocontrôle

Les produits de biocontrôle recouvrent des macro-organismes (invertébrés, insectes, acariens ou nématodes) et des produits phytopharmaceutiques comprenant des micro-organismes (champignons, bactéries, virus), des médiateurs chimiques comme les phéromones sexuelles (substances chimiques produites par les insectes jouant un rôle dans l’attraction sexuelle) et des substances naturelles (substances d’origine végétale, animale ou minérale). Dans un contexte de réduction de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques, le biocontrôle est un des leviers identifiés pour atteindre les objectifs du plan Ecophyto 2018. C’est pourquoi le dispositif de mise sur le marché et l’évaluation doivent être adaptés. En effet, même si le principe du biocontrôle est de privilégier l’utilisation de mécanismes et d’interactions déjà existants dans la nature, ces produits sont susceptibles de présenter des risques, notamment pour l’environnement. Ainsi, l’Anses est chargée de l’évaluation de ces produits.
Le charançon rouge du palmier
20/12/2018

Le charançon rouge du palmier

Qu’est-ce que le charançon rouge ? Le charançon rouge du palmier ( Rhynchophorus ferrugineus) est un coléoptère particulièrement dangereux pour les palmiers. Originaire d’Asie du Sud et du Sud-Est, il est présent dans plus de 60 pays où il menace les palmiers dattiers, les palmiers d'ornement, ainsi que les cocotiers. Présent en France depuis 2006, il a d’abord été détecté en Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et est désormais installé dans les régions Occitanie et Corse. Le charançon rouge se développe à l’intérieur du stipe (équivalent du tronc), et entraîne la chute des palmes, puis la mort de l’arbre. La détection du charançon rouge dans un palmier a souvent lieu très tardivement, ce qui constitue un problème majeur dans la lutte contre ce ravageur. Une fois que le charançon rouge est installé, le palmier attaqué meurt au bout de 2 à 5 ans. En France, les espèces particulièrement menacées sont le Palmier dattier ( Phoenix dactylifera ) et le Palmier des Canaries ( Phoenix canariensis ). Constituant une menace au niveau mondial, un plan d'action international a été mis en place notamment par la FAO pour empêcher la progression du charançon rouge du palmier. En France, le charançon rouge du palmier est classé comme danger sanitaire de catégorie 1 et fait l’objet à ce titre d’une stratégie de lutte obligatoire depuis 2010. Cette stratégie repose sur trois éléments clés : une surveillance et une détection précoce de la présence du ravageur; la destruction du végétal contaminé ou de sa partie infestée; des traitements préventifs autour des palmiers infestés afin d'éviter toute dissémination de l'insecte. Le travail de l’Anses sur le charançon rouge L’Anses a travaillé à plusieurs reprises sur la lutte contre le charançon rouge du palmier, notamment en évaluant les solutions de traitements des palmiers. Elle a également réalisé une expertise afin d’optimiser les stratégies de lutte contre le charançon rouge.
Faciliter la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques de bio-contrôle
10/11/2017

Faciliter la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques de bio-contrôle

Le bio-contrôle est un des leviers pour faciliter la substitution des produits phytosanitaires de synthèse par des alternatives non chimiques, en vue d’atteindre les objectifs du plan Ecophyto 2018 de réduction de l’usage des pesticides. Bien qu’étant d’origine naturelle, ces produits à usage phytopharmaceutique doivent néanmoins être évalués scientifiquement avant leur mise sur le marché, afin de s’assurer de leur efficacité et de leur innocuité sur les plans sanitaire et environnemental. L'Anses a mis en place un dispositif spécifique et prioritaire des dossiers de bio-contrôle, incluant des délais d’instruction réduits et une taxe fiscale minorée, dans le but de faciliter leur développement.
Chenilles processionnaires du pin et du chêne
07/02/2014

Chenilles processionnaires du pin et du chêne

Les chenilles processionnaires sont des insectes, présents dans plusieurs régions de France, y compris en ville. Affaiblissant les arbres, elles ont également un impact sur la santé humaine provoquant de réactions inflammatoires de la peau ou, plus grave, des muqueuses respiratoires. Saisie afin d’évaluer les méthodes alternatives au traitement chimique pour lutter contre ces insectes, l’Anses recommande la combinaison de mesures préventives et curatives.
Les laboratoires de l'Anses
15/02/2013

Les laboratoires de l'Anses

L’Anses dispose d’un réseau de 9 laboratoires de référence et de recherche, implantés sur tout le territoire, au plus près des filières. Ces laboratoires exercent leurs activités dans trois grands domaines : santé et bien-être des animaux, sécurité sanitaire des aliments (chimie et microbiologie) et santé des végétaux. Ils sont reconnus au niveau international dans leurs différents champs d’expertise : épidémiologie, microbiologie et résistance aux antimicrobiens, toxines et contaminants physicochimiques. Grâce à leurs missions d’expertise, de surveillance épidémiologique, d’alerte et d’assistance scientifique et technique, ils assurent un rôle essentiel dans la connaissance des dangers et par la collecte des données issues des réseaux de laboratoires agréés.

Publications

Document PDF
Risques biologiques pour la santé des végétaux
Thematique
Santé des végétaux
Date de mise en ligne
13/06/2022
Numéro de saisine
2021-SA-0090
Document PDF
Risques biologiques pour la santé des végétaux
Thematique
Santé des végétaux
Date de mise en ligne
14/06/2022
Numéro de saisine
2020-SA-0073
Document PDF
Risques biologiques pour la santé des végétaux
Thematique
Santé des végétaux
Date de mise en ligne
18/11/2021
Numéro de saisine
2019-SA-0048

Ressources

14/02/2020

Les insectes... amis ou ennemis des plantes ?

Les insectes... amis ou ennemis des plantes ? Philippe Reynaud, responsable du laboratoire d'entomologie et des plantes invasives de l'Anses, répond à nos questions.
14/02/2020

Qu'est-ce que la santé des végétaux à l'Anses ?

Philippe Reignault, Directeur du laboratoire de la santé des végétaux à l'Anses vous explique ce que fait l'Agence pour préserver la santé des végétaux.
14/02/2020

C'est quoi, Xylella Fastidiosa ?

Françoise Poliakoff, de l'Anses, présente cette maladie et les travaux de l'Anses
14/02/2020

Les plantes invasives, vous connaissez ?

Xavier Tassus, du laboratoire de la santé des végétaux, présentent les principales plantes invasives en France et les travaux de l'Anses.