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Alimentation et nutrition humaine

Notre alimentation est au cœur de notre quotidien. Saine et sûre, elle est un allié puissant pour notre santé. Pourtant, un déséquilibre nutritionnel ou des aliments contaminés peuvent toutefois nous exposer à des risques immédiats ou à des maladies chroniques. L’Anses apporte son expertise scientifique à toutes les étapes de la chaîne alimentaire, depuis la production des aliments d’origine animale ou végétale jusqu’à l’assiette du consommateur. Elle évalue les risques liés à la contamination des aliments par des agents pathogènes et des substances toxiques. Elle évalue également la qualité nutritionnelle et les risques liés à l’inactivité physique et la sédentarité.

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Préparez votre été en toute sécurité
13/05/2022

Préparez votre été en toute sécurité

Régime amincissant, prise de compléments alimentaires, séance de bronzage artificiel, épilation à la lumière pulsée…à l’approche de l’été, de nombreuses personnes adoptent, à des fins esthétiques, des pratiques plus ou moins risquées pour leur santé. Voici quelques éclairages pour agir en toute connaissance de cause et éviter les mauvaises surprises. #PréparezVotreEté
L'illusion perdue des régimes amaigrissants
13/05/2022
Actualités

L'illusion perdue des régimes amaigrissants

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’ article original . Alors que les beaux jours arrivent, l’envie revient de faire tomber les pulls et vêtements couvrants. Une envie qui s’accompagne – sous la pression sociale – de l’idée de montrer un corps, si ce n’est parfait, du moins compatible avec la norme qui s’affiche à longueur de magazines et où règne le filiforme. Le propos ici n’est pas de revenir sur ce constat, ses causes et ses méfaits physiologiques ou psychologiques, étayés par un grand nombre de publications depuis plusieurs décennies, mais plutôt de préciser les risques pour la santé des régimes amaigrissants , induits par un grand stress physiologique – lui-même suivi ou accompagné de stress psychologique… et à terme d’une (re)prise de poids dans la quasi-totalité des cas. En effet, la représentation subjective de l’image du corps préside le plus souvent au choix d’un régime et l’objectif fixé n’est pas nécessairement cohérent avec le maintien de l’état de santé : selon une enquête nationale 45 % de femmes sans surpoids dont 15 % minces (IMC < 22) avaient suivi un régime dans l’année , comme le souligne un avis de l’Anses (2011) d’après une étude INCA . Comment fonctionne un régime Les stratégies d’amaigrissement consistent à créer, par restriction alimentaire, un déséquilibre énergétique pour libérer les acides gras du tissu adipeux. Or, tout se passe rarement comme prévu. La première illusion est la perte de poids initiale observée… qui n’est liée qu’à l’utilisation du glycogène hépatique et musculaire, en l’occurrence notre stock d’énergie assez rapidement disponible sous forme de glucides, et à l’élimination d’eau qui y est liée (9 g pour 1 g de glycogène). Dans un second temps se produit l’effet recherché : les réserves adipeuses sont mobilisées. Mais ce que l’on sait généralement moins, c’est que notre organisme met en place des stratégies pour résister à cette perte de poids. Avec moins de réserves énergétiques facilement disponibles (celles que nous avons perdues en premier), notre organisme va passer « en mode économie » (avec une baisse du métabolisme de repos) : ce qui se traduit par une fatigue et une sensation de froid – la « thermogénèse » (production de chaleur) est diminuée – qui s’installeront durablement si la restriction persiste. Préserver la masse musculaire Une autre (mauvaise) surprise est la fonte musculaire. Même si le régime est qualitativement équilibré, la perte de masse grasse (75 %) s’accompagne d’une perte de masse musculaire (25 %) . La masse musculaire est pourtant un acteur déterminant de la dépense énergétique de repos en contribuant fortement à la thermogénèse et ainsi à la dépense énergétique de repos. S’il y a moins de muscles, la dépense énergétique de repos est de facto diminuée… Pour maintenir à long terme une perte de poids, il faudrait alors réduire plus encore les apports alimentaires ou augmenter les dépenses énergétiques. C’est là que l’activité physique (AP) joue un rôle majeur, et ce bien au-delà de son effet sur la dépense énergétique au cours de l’exercice. L’activité physique au-delà des calories Au-delà du nombre de calories dépensées, les effets physiologiques de l’activité physique sont à l’origine d’un cercle vertueux : elle maintiendra en très grande partie la masse musculaire à l’origine de l’utilisation de substrats énergétiques. En effet, plus on est physiquement actif, plus la dissipation de chaleur est élevée – y compris au repos. Sa pratique participe également à la régulation de la glycémie (taux de sucre dans le sang) et du métabolisme hormonal et énergétique. Et si l’hypothèse de son effet anorexigène (coupe-faim) est actuellement explorée, son rôle de régulateur de la prise alimentaire commence à être bien documenté : agissant comme régulateur de l’humeur et de la réponse au stress, elle jouerait sur le comportement alimentaire en partie sous l’influence de ces deux facteurs. L’évaluation des risques sanitaires des régimes amaigrissants En 2011, pour la première fois de l’histoire de l’évaluation des risques sanitaires dans ce domaine, 15 régimes avaient été étudiés par l’Anses . Ils avaient tous des conséquences en commun : une restriction énergétique par un contrôle de la prise alimentaire, et la suppression d’une catégorie d’aliments au moins entraîne des déficits en certains minéraux, vitamines, fibres ou des excès en protéines, sodium, des conséquences psycho-comportementales, biologiques, physiopathologiques, la masse musculaire, l’équilibre hormonal, le statut osseux, les fonctions rénales et hépatiques. Tous les régimes restrictifs, par leur finalité, conduisent de fait à des déséquilibres nutritionnels. À cela s’ajoute un paradoxe : l’effet parfois spectaculaire à court terme de ces régimes masque le risque sanitaire majeur et la reprise de poids quasi systématique – dans 80 % des cas un an après le régime et 95 % des cas dans un délai de cinq ans. Ce constat en fait une question de santé publique toujours d’actualité en 2022. C’est certainement parce que le régime amaigrissant est vécu comme une mesure transitoire que cet effet est manifeste . Il devient une parenthèse alors même qu’il pourrait être la voie d’accès à un comportement alimentaire de nature à pérenniser le retour à l’équilibre nutritionnel, voire viser une amélioration des paramètres métaboliques, cardiovasculaires, psychologiques. Or, la contrainte génère des stress psychologiques et physiologiques auxquels peu sont en mesure de faire face dans la durée. C’est dans ce contexte que l’activité physique et une approche nutritionnelle raisonnée prennent toute leur place : pour le maintien à long terme de l’état de santé et la prévention d’une prise de poids subie. Comprendre l’origine avant tout pour accompagner Le surpoids, lorsqu’il est réel, peut trouver ses origines parmi les erreurs alimentaires, le mode de vie, le stress, l’inactivité physique, l’âge, des troubles métaboliques et/ou hormonaux, etc. Dès lors que les facteurs déclenchants ou d’entretien ne sont pas identifiés, la lutte contre le surpoids s’installe. Le diagnostic et le suivi individualisé d’un professionnel de santé – médecin nutritionniste, diététicien – sont à ce titre incontournables pour comprendre l’origine puis maîtriser les conséquences sanitaires de déséquilibres nutritionnels. Le régime restrictif, de fait, ne peut être adapté à des milliers de personnes. Si l’initiative est individuelle, l’accompagnement doit être lui aussi individualisé. Les pratiques alimentaires, l’adéquation avec le mode de vie et l’histoire personnelle, sont des points cruciaux de l’accompagnement de la demande de perte de poids qui, pour être réellement satisfaite, doit avoir pour première cible la santé mentale et physique à long terme. En temps normal, face à la diminution des réserves énergétiques, le cerveau répond par l’émission de signaux de faim. Restriction et contrôle de la prise alimentaire entrent alors en opposition avec les besoins physiologiques : le contrôle permanent finira par perturber durablement l’émission et l’interprétation des signaux de faim, de rassasiement et de satiété régulateurs du comportement alimentaire. L’harmonie entre besoins nutritionnels et prise alimentaire est rompue, durablement et dans certains cas définitivement. Cette rupture est à l’origine de troubles du comportement alimentaire, et à l’origine de la prise de poids post-régimes déjà documentée depuis plusieurs décennies . Si des régimes restrictifs sont pratiqués sans identification des causes du surpoids, la perte de kilos sera suivie de leur reprise. Or, avec la baisse du métabolisme énergétique induite par la restriction, manger autant conduira dès lors à une prise de poids au-delà du poids initial… Ce qui conduit en retour à la répétition des régimes. Ce phénomène est à l’origine de l’effet « Yoyo » avec un point haut en augmentation après chaque épisode. Ces régimes restrictifs vendus pour la perte de poids sont à l’origine même… de la prise de poids. Alors pour éviter qu’il ne s’installe, une très bonne parade est l’activité physique qui va agir comme un régulateur à de multiplies égards par le rôle physiologique et psychologique qu’il peut jouer et qui est bien documenté. Note : Les enquêtes INCA (Individuelle nationale des consommations alimentaires) sont des études nationales réalisées tous les 7 ans par l’Anses. Elles consistent à recueillir les consommations alimentaires d’un échantillon d’habitants de France métropolitaine durant 7 jours. La troisième s’est déroulée en 2014-2015)
L’Anses soutient l’Université Côte d’Azur dans la promotion de l’activité physique pour la santé
31/08/2022

31 août au 2 septembre 2022

L’Anses soutient l’Université Côte d’Azur dans la promotion de l’activité physique pour la santé

Public :
Palais de la Méditerranée à Nice
En partenariat avec l’Anses, l’Université Côte d’Azur a le plaisir de vous inviter à la 17ème réunion annuelle et la 11ème conférence de HEPA Europe. La conférence est organisée conjointement avec l'OMS/Europe, en partenariat avec la Ville de Nice et la Société française de santé publique. Cette année, la conférence HEPA Europe portera sur « Une approche écosystémique de la promotion de l'activité physique bénéfique pour la santé ». Les thèmes de la conférence abordent un large éventail de questions, notamment la politique, le transport actif, le sport, les déterminants de l'activité physique, les résultats pour la santé, le comportement sédentaire et bien d'autres encore. L'objectif de la conférence est d'inciter les décideurs politiques, les professionnels, les scientifiques et les autres parties prenantes, ainsi que les citoyens, à s'engager dans le domaine de la promotion de l'activité physique bénéfique pour la santé. La conférence sera l'occasion de cibler et mettre en contact ces publics. La réunion de Nice est une occasion unique de rencontrer des experts et des personnes d’influence en face-à-face ; de créer des réseaux, de se mélanger et se mêler ; de s’inspirer des leaders dans le domaine et de se tenir au courant des développements scientifiques, pratiques et politiques en Europe et au-delà. Cette réunion comporte des conférences plénières, des sessions orales parallèles, des sessions d'affiches ainsi que des symposiums. Elle intègre également la réunion annuelle de HEPA Europe et des sessions parallèles de la plupart de ses groupes de travail. La conférence est organisée depuis 2005 et se tiendra pour la première fois en France, au Palais de la Méditerranée à Nice, du 31 aout au 2 septembre 2022.
Fromages au lait cru : quels risques pour la santé et comment mieux les prévenir ?
08/04/2022

Fromages au lait cru : quels risques pour la santé et comment mieux les prévenir ?

Salmonella, E. coli entérohémorragiques, Listeria monocytogenes… de nombreuses bactéries peuvent se retrouver dans les fromages au lait cru et d’autres produits laitiers au lait cru que nous consommons. Ces derniers sont ainsi parfois impliqués dans l’apparition d’intoxications alimentaires et font alors l’objet de procédures de retrait-rappel. Afin d’améliorer encore la maîtrise de ces risques, l’Anses a identifié les types de fromages au lait cru sur lesquels les efforts doivent porter en priorité.
Gare aux confusions entre colchique et ail des ours
05/03/2022

Gare aux confusions entre colchique et ail des ours

Lors de cueillette, les plantes sauvages toxiques sont parfois confondues avec des plantes comestibles. La confusion entre l’ail des ours et le colchique peut entraîner des intoxications graves voire mortelles. Retrouvez tous nos conseils pour des cueillettes en toute sécurité.
L’Anses et l’Acta renouvellent leur partenariat
01/03/2022
Actualités

L’Anses et l’Acta renouvellent leur partenariat

L’Anses et l’Acta, association fédérant le réseau des instituts techniques agricoles (ITA), ont renouvelé leur convention-cadre de partenariat à l’occasion du Salon international de l’Agriculture. Ils poursuivent ainsi leur engagement pour répondre aux défis auxquels doivent faire face l’agriculture, l’alimentation et l’environnement.
Pourquoi est-il urgent que les jeunes bougent plus ?
27/02/2022
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Pourquoi est-il urgent que les jeunes bougent plus ?

Oubliée la sagesse antique associant étroitement le corps et l’esprit : nos comportements d’inactivité et de sédentarité sont acquis parfois dès le plus jeune âge. Le contexte actuel est d’ailleurs particulièrement propice à l’augmentation de la sédentarité et tout particulièrement du « temps écran », avec le développement d’une offre numérique abondante et de nouvelles technologies incitant encore davantage à l’inactivité. Parce qu’être actif, ça s’apprend, c’est à tous les niveaux qu’il faut agir pour favoriser l’évolution des comportements et améliorer la qualité de vie des jeunes d’aujourd’hui et des adultes de demain.
Perturbateurs endocriniens : pourquoi les remplaçants du bisphénol A posent aussi problème
27/02/2022
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Perturbateurs endocriniens : pourquoi les remplaçants du bisphénol A posent aussi problème

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’ article original .
Un cocktail de microplastiques dans notre alimentation
27/02/2022
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Un cocktail de microplastiques dans notre alimentation

L’eau est loin d’être le seul aliment dans lequel on a retrouvé des microplastiques. Du lait aux coquillages en passant par les fruits et les légumes, leur présence dans notre environnement est omniprésente. Si les conséquences sur notre santé ne sont pas encore connues, des études sur les animaux laissent penser que leur ingestion pourrait impacter le bon fonctionnement de l’intestin.
Les compléments alimentaires sont-ils utiles pour notre santé ?
26/02/2022
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Les compléments alimentaires sont-ils utiles pour notre santé ?

Cheveux secs, ongles cassants, surmenage, nervosité, inconfort digestif, sommeil perturbé, manque de tonus, « kilos » en trop… autant de désagréments qui méritent d’être combattus, voire éliminés. Le vocabulaire les décrivant n’étant toutefois pas médical, ces problèmes pourraient sembler ne pas être du ressort de la médecine. Quant aux solutions proposées, elles ne relèvent pas davantage du vocabulaire pharmaceutique : cure détox, solution minceur, boosteur d’immunité, pack vitalité, complexe relaxation, élixir anti-âge, draineur hépatique… et ne nécessiteraient donc pas d’être achetées en pharmacie. Pourtant, au-delà de ces formules pseudoscientifiques, il est bien question de santé. Alors pourquoi ne pas en parler à son médecin ? Pourquoi ne pas demander systématiquement conseil à son pharmacien ? La réponse réside dans la perception de ces désordres par le consommateur : il estime qu’ils découlent d’un simple « déséquilibre alimentaire ». Un rééquilibrage par des compléments alimentaires devrait donc suffire. Malheureusement, la réalité est plus complexe.
Nanomatériaux dans l’alimentation : l’évaluation de leurs risques représente un défi considérable
26/02/2022
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Nanomatériaux dans l’alimentation : l’évaluation de leurs risques représente un défi considérable

Le dioxyde de titane utilisé en tant qu’additif alimentaire (E171) a été interdit en France puis en Europe suite aux dernières évaluations des agences sanitaires. Néanmoins, d’autres nanomatériaux sont toujours utilisés dans les aliments et leurs effets sur la santé soulèvent de nombreuses questions.
Vente de produits en vrac : comment la mettre en place en toute sécurité ?
25/02/2022
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Vente de produits en vrac : comment la mettre en place en toute sécurité ?

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’ article original . Depuis plusieurs années, en réponse à une demande croissante des consommateurs, les produits vendus en vrac ont conquis les rayons des magasins . C’est le cas, par exemple, de certains aliments (fruits secs, céréales) mais également des produits d’hygiène (shampoings, savons), d’entretien (lessive, nettoyant ménager) ou des aliments destinés aux animaux (friandises à mâcher, croquettes). L’offre devrait s’étendre sous peu à une plus grande diversité de produits, puisque la loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire ( « loi AGEC » ) permettra la vente en vrac de tout produit de consommation courante. Pour être qualifié de « vente en vrac », le produit doit respecter trois conditions : être présenté sans emballage, vendu dans la quantité choisie par le consommateur et conditionné dans des contenants réemployables ou réutilisables. L’Anses a rendu fin 2021 une note identifiant les produits dont la vente en vrac est incompatible avec la sécurité sanitaire pour le consommateur . L’Agence a également émis des recommandations pour la mise en œuvre de la vente en vrac dans des conditions permettant de garantir la sécurité sanitaire des produits. Si ces recommandations sont principalement destinées aux distributeurs et aux pouvoirs publics, certaines concernent aussi les consommateurs. La gestion des risques sanitaires des produits est avant tout fondée sur la prévention des contaminations le plus en amont possible, donc avant la remise du produit au consommateur. Cependant, ce dernier est un acteur à part entière de sa sécurité sanitaire – il a la maîtrise du produit de son achat jusqu’à sa préparation et sa consommation ou son utilisation. Dans le cas des aliments, environ un tiers des foyers de toxi-infections alimentaires collectives (TIAC) sont déclarés suite à des repas familiaux ( entre 27 % et 35 % selon les années ). Ils sont, entre autres, dus à de mauvaises pratiques au domicile. Autre exemple de l’importance du rôle du consommateur, des cas d’intoxications accidentelles domestiques sont régulièrement signalés aux centres antipoison, notamment liées à l’ ingestion de lessive liquide provenant de dosettes . Acheter en vrac en toute sécurité, est-ce possible ? La vente en vrac responsabilise donc encore plus le consommateur car sa contribution en tant que maillon de la maîtrise de la sécurité sanitaire des produits est encore plus importante. L’achat d’un produit en vrac implique que le conditionnement soit effectué sur le lieu de distribution, par le consommateur ou un opérateur dédié. Le contenant doit protéger le produit contre les contaminations extérieures, prévenir le gaspillage lors du remplissage et du transport… Mais il doit également communiquer des informations sur la nature du produit et ses risques éventuels (ingrédients, composition du produit, caractère irritant pour la peau par exemple). Plusieurs éléments sont à prendre en compte lors de la mise en œuvre de la vente en vrac. Par exemple, si l’application des bonnes pratiques d’hygiène (nettoyage du matériel manipulé par les clients ou maintien des conditions de conservation des produits) est une obligation réglementaire pour le distributeur, le consommateur devra se saisir de ce sujet lui aussi. Il lui revient d’éviter les risques de contaminations croisées, c’est-à-dire le transfert involontaire d’un danger (biologique, chimique ou physique) d’un produit, d’une personne ou d’un objet à l’autre. Pour cela, il doit s’abstenir de toucher directement les produits et privilégier l’utilisation des pelles ou pinces mises à disposition. Il convient également d’éviter de les intervertir. Le consommateur ne doit pas toucher les produits directement, mais utiliser les ustensiles mis à sa disposition (sans les intervertir entre deux produits). Josh Sorenson/Pexels, CC BY Quels contenants pour les produits ? La loi AGEC indique qu’un contenant peut être apporté et utilisé par le consommateur s’il est « visiblement propre et adapté à la nature du produit acheté » . Cependant, la qualification de « visiblement propre » n’est pas suffisante pour garantir son hygiène. Par exemple, un séchage insuffisant peut contribuer à une prolifération microbienne ou à des réactions chimiques avec certains produits. Le contenant n’assurera plus sa fonction protectrice attendue. Actuellement, pour les produits disposant d’une évaluation préalable des dangers (pathogènes, substances présentes dans leur composition pour les mélanges ou matériaux), seules sont prises en compte les conditions prévisibles d’utilisation par le consommateur. Elles n’intègrent pas les mésusages possibles tel l’achat dans de mauvaises conditions d’hygiène, avec contenants non compatibles, etc. Dans sa note, l’Anses a donc émis des recommandations qui concernent aussi bien le contenant de distribution en magasin (bac, silo, distributeur) que celui apporté par le consommateur (bouteille, boite, bocal). Ainsi, certains contenants sont réglementés afin de contenir des produits donnés, et leurs utilisations sont encadrées et évaluées dans ce cadre. Par exemple, la nature chimique du contenant et son aptitude au contact alimentaire sont importants à considérer. Dans le cas des matériaux au contact des aliments (MCDA) , ils ne doivent pas présenter de danger pour la santé humaine, ni entraîner de modification inacceptable de la composition des denrées ni altérer leurs propriétés organoleptiques. Certains logos ou mentions permettent de s’assurer qu’un contenant vide, n’ayant pas été mis au préalable en contact avec des denrées alimentaires, est bel et bien adapté à un usage alimentaire. Union européenne Les aliments ne peuvent être conditionnés que dans des contenants affichant une des trois indications suivantes : le symbole « verre à pied/fourchette » (ci-contre), la mention « convient pour aliment » ou encore une mention spécifique relative à l’utilisation envisagée (telle que bouteille de vin, machine à café). Apparemment anodine, parfois plébiscitée, la réutilisation de contenants pour conditionner un produit différent de celui pour lequel il était initialement prévu peut poser des problèmes. En particulier, il y a un risque de contamination des aliments par des résidus de substances chimiques si celui-ci a servi à des produits non alimentaires. La réutilisation inverse, c’est-à-dire de contenants d’origine alimentaire pour des produits non alimentaires (comme une bouteille en plastique) a aussi été à l’origine d’accidents potentiellement graves : en raison de l’absence d’étiquetage précisant la nature réelle du produit contenu, mais aussi de la confusion notamment pour les jeunes enfants. La vigilance quant à la gestion des contenants est donc de mise. L’information du consommateur, un élément essentiel Pour accompagner le déploiement de la vente en vrac et garantir la sécurité du consommateur, une bonne information est essentielle. L’Anses a proposé que des informations supplémentaires soient communiquées. En effet, la réglementation sur l’étiquetage des denrées alimentaires ou en alimentation animale diffère si le produit est proposé « préemballé » ou « non préemballé ». Certaines informations ne sont ainsi plus obligatoirement fournies au consommateur dans le second cas. En plus des informations obligatoires (telles que la déclaration des allergènes pour les aliments ), d’autres devraient être transmises lors de la vente en vrac. Il s’agit notamment de : La durée de conservation ( date limite de consommation ou date de durabilité minimale ), Du mode d’emploi (conservation à une température spécifique, modalités de cuisson ou d’utilisation), Des éléments d’identification permettant des procédures de rappels de produits. Par ailleurs, les réglementations relatives aux substances et produits chimiques imposent, entre autres : un étiquetage indiquant la nature des substances présentes, des avertissements sur les dangers pour la santé, un identifiant unique de formulation pour identifier sans ambiguïté le nom commercial à sa composition. Ces catégories de produits nécessiteront un déploiement progressif permettant leur vente en vrac, associé à une analyse au cas par cas. Les distributeurs auront divers moyens pour transmettre ces éléments au consommateur, comme une étiquette à coller sur le contenant ou l’utilisation d’affichettes placées à proximité immédiate du produit. Le rôle du consommateur Afin d’assurer la sécurité sanitaire des produits, le consommateur doit reporter et conserver les informations normalement transmises lors de l’achat. Sarah Chai/Pexels, CC BY Dans tous les cas, un report fiable de ces informations par le consommateur devra se faire, ce qui va demander un changement d’habitude de ce dernier, et une prise de conscience de la nécessité d’être plus vigilant sur certains points. Ainsi, lors d’un rappel de lots, l’alerte du consommateur serait rendue beaucoup plus difficile, voire impossible, en l’absence de ces informations notamment le libellé exact du produit, le numéro de lot ou la date d’achat. Le consommateur doit donc être proactif pour récupérer mais aussi conserver les informations essentielles qui lui permettront de s’assurer que le produit acheté demeure sain. Une stratégie de sensibilisation en ce sens devrait être mise en œuvre par les pouvoirs publics, appuyée par une communication active (médias, corps médical, associations de consommateurs, lieux d’achat, école). Autant d’éléments nécessaires pour accompagner au mieux le déploiement de la vente en vrac.

Décryptage

Qu’est-ce que la salmonellose et comment s’en prémunir ?
22/03/2022

Qu’est-ce que la salmonellose et comment s’en prémunir ?

Les infections par des bactéries du genre Salmonella représentent la deuxième cause de maladies d’origine alimentaire en Europe. Elles se manifestent par une gastro-entérite parfois aigüe mais peuvent toutefois affecter de façon plus grave certaines populations sensibles. Présentation de cette maladie et des moyens permettant de s’en prémunir.
Les acides gras oméga 3
02/03/2022

Les acides gras oméga 3

Les acides gras oméga 3 constituent une famille d’acides gras essentiels. Elle regroupe des acides gras indispensables, nécessaires au développement et au bon fonctionnement du corps humain, mais que notre corps ne sait pas fabriquer. Ils peuvent néanmoins être fabriqués à partir de leur précurseur s'il est apporté par l'alimentation. Découvrez le rôle de ces acides gras et les aliments qui en contiennent.
Vitamine D : pourquoi et comment assurer un apport suffisant ?
02/03/2022

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La vitamine D joue un rôle essentiel dans la qualité du tissu osseux et musculaire ainsi que dans le renforcement de notre système immunitaire. Pourtant, la majorité des Français n’en consomme pas suffisamment. Quels aliments consommer pour veiller à un apport suffisant ? Quels sont les risques pour la santé en cas de carence en vitamine D ? La consommation de compléments alimentaires est-elle la solution pour prévenir ces carences ? Certaines populations doivent-elles consommer davantage de vitamine D que d’autres ? Existe-t-il un risque en cas d’excès d’apport ? L’Anses répond à toutes vos questions.
Tout savoir sur la sécurité sanitaire des aliments
04/06/2021

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Quelles sont les sources potentielles de contamination des aliments ? Qu’est-ce qu’une toxi-infection alimentaire ? Comment éviter les intoxications alimentaires ? Qu’est-ce que la Salmonellose et que provoque-t-elle ? Que fait l’Agence pour garantir la sécurité sanitaire d’un aliment ? A l’occasion la journée mondiale de la Sécurité sanitaire des aliments, nous vous proposons un dossier dédié pour mieux comprendre les enjeux de la sécurité sanitaire des aliments et découvrir nos actions pour rendre les aliments plus sûrs pour les consommateurs.
Les références nutritionnelles en vitamines et minéraux
23/04/2021

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Le terme général « référence nutritionnelle » regroupe un ensemble de valeurs d’apports alimentaires en nutriments qui varient en fonction de l'âge et du sexe mais aussi en fonction du niveau d'activité physique, de l'état physiologique (comme la grossesse par exemple) ou encore des habitudes alimentaires. Ces références nutritionnelles sont utiles aux professionnels de santé et notamment aux spécialistes de la nutrition et de la diététique pour élaborer un régime alimentaire varié et équilibré couvrant les besoins de différents groupes de population : nourrissons, enfants, adolescents, adultes, femmes enceintes et allaitantes, personnes âgées) en bonne santé, sans conduire à des excès d’apports. Dans cet article, vous trouverez une description synthétique des fonctions, des sources alimentaires et des références nutritionnelles disponibles pour l’ensemble des vitamines et minéraux.
Les interactions entre la santé animale et la santé humaine en 10 points clés
06/04/2021

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La santé des animaux et celle de l’Homme sont étroitement liées. Chaque année, trois à cinq nouvelles maladies humaines trouvent leur source dans le monde animal. Mieux connaître les pathogènes qui circulent chez les animaux permet d’anticiper les épidémies qui pourraient survenir chez l’Homme dans le futur. Résumé en quelques notions clés pour mieux comprendre la problématique.
La sécurité sanitaire des aliments, de la fourche à la fourchette
06/04/2021

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Le lait, la viande, les légumes…tous les aliments que nous consommons peuvent être source de contamination. A travers la transmission de bactéries, de parasites, de virus d’origine animale ou végétale ou de contaminants chimiques, notre alimentation est susceptible de provoquer des maladies ou intoxications chez l’Homme. La sécurité sanitaire des aliments se situe dans une approche globale « une seule santé », à l’interface de la santé des animaux, des végétaux et de l’Homme. Pour protéger le consommateur des risques liés à la contamination des aliments et prévenir les épidémies potentielles, il est essentiel d’intervenir sur toutes les étapes de la chaîne alimentaire, « de la fourche à la fourchette ». C’est le rôle de l’Anses.
Gare aux confusions entre colchique et ail des ours
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Lors de cueillette, les plantes sauvages toxiques sont parfois confondues avec des plantes comestibles. La confusion entre l’ail des ours et le colchique peut entraîner des intoxications graves voire mortelle. Retrouvez tous nos conseils pour des cueillettes en toute sécurité.
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15/03/2021

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Graisses, gras, lipides, acides gras, triglycérides, cholestérol, difficile de s'y retrouver parmi tous ces termes …. Découvrez à quoi correspondent ces termes, le rôle joué par les lipides dans l’organisme, les aliments sources de lipides ainsi que les recommandations de l’Anses.
Date limite de consommation (DLC) et date de durabilité minimale (DDM)
04/01/2021

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« À consommer avant le », « à consommer jusqu’au », « à consommer de préférence avant le » … ces mentions figurent sur les emballages des produits alimentaires. Mais quelle est la différence ? Que signifient les dates DLC et DDM ? Quels produits sont concernés ? Certaines dates limites peuvent-elles être dépassées sans présenter de risque pour notre santé ? Quels sont les aliments et boissons impérissables ? L’Anses répond aux questions les plus fréquentes et vous livre ses recommandations pour éviter les erreurs.
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02/10/2020

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Chaque année, on déplore en France un millier d’intoxications dues à des champignons. Les conséquences sur la santé peuvent être graves voire mortelles. Voici quelques recommandations pour une cueillette en toute sécurité.
Eau de boisson : bonnes pratiques de consommation
18/09/2020

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Faut-il privilégier les eaux en bouteille ou l’eau du robinet ? Quelle quantité d’eau doit-on consommer chaque jour pour être correctement hydraté ? Comment éliminer simplement l’odeur de chlore parfois présente dans l’eau du robinet ? Quels contenants utiliser pour stocker l’eau ? Les carafes filtrantes sont-elles des alternatives intéressantes aux eaux en bouteille ?...L’Agence répond à toutes les questions que vous vous posez dans ce nouvel article.

Publications

Document PDF
Évaluation des risques biologiques dans les aliments
Thematique
Alimentation et nutrition humaine
Date de mise en ligne
09/05/2022
Numéro de saisine
2016-SA-0076
Document PDF
Nutrition humaine
Thematique
Alimentation et nutrition humaine
Date de mise en ligne
15/04/2022
Numéro de saisine
2020-SA-0101
Document PDF
Thematique
Alimentation et nutrition humaine
Date de mise en ligne
15/04/2022
Numéro de saisine
2021-AST-0084

Ressources

13/04/2022

Comment acheter en vrac en toute sécurité ?

Pour garantir la sécurité sanitaire des produits vendus en vrac, les commerces doivent appliquer de bonnes pratiques d’hygiène. Mais la responsabilité pèse également sur le consommateur, qui doit développer certains réflexes simples. Explications en vidéo.
25/02/2022

Mangeons-nous trop et mal ?

Dans les pays développés comme la France, on mange souvent beaucoup et mal, tout en faisant généralement peu de sport. Cette situation n’est pas anodine, et peut avoir de graves conséquences sur notre santé.
25/02/2022

Les compléments alimentaires sont-ils utiles pour notre santé ?

Les compléments alimentaires : médocs ou intox ? Sont-ils vraiment bons pour notre santé ? Présentent-ils des effets indésirables ? Nos réponses en vidéo.
25/02/2022

L'eau que nous buvons contient-elle des microplastiques ?

L’eau que nous buvons contient-elle des microplastiques ? La réponse est-elle la même pour l’eau en bouteille et l’eau du robinet ? Quels risques présentent les microplastiques pour notre santé ? Les réponses en vidéo.
25/02/2022

Perturbateurs endocriniens dans les emballages alimentaires, on en est où ?

Les emballages alimentaires contiennent-ils des perturbateurs endocriniens ? Où les trouve-t-on ? Quels risques présentent-ils ? Nos réponses en vidéo.
25/02/2022
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Pourquoi est-il urgent que les jeunes bougent plus ?

Trop de jeunes manquent d’exercice. Pourquoi est-il urgent qu'ils en fassent davantage ? Combien de minutes d’activité physique faut-il pratiquer par jour ? Comment réguler le temps d’écran des adolescents ?
25/02/2022

Pourquoi l'additif E171 est-il interdit dans nos aliments ?

Qu’est-ce que l’additif E171 ? Où le trouvait-on ? Pourquoi est-il aujourd’hui interdit dans les aliments ? Réponses en vidéo.
13/02/2021

Nutrivigilance : pourquoi déclarer ?

En France, 1 personne sur 5 consomme des compléments alimentaires. La nutrivigilance permet d'identifier rapidement d'éventuels effets indésirables liés à leur consommation. Explications.