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Santé et travail

La prévention des risques professionnels représente un enjeu majeur de santé publique. Au travail, chaque jour, nous pouvons être exposés à une variété de dangers, tels que des agents biologiques, physiques ou chimiques, auxquels s’ajoutent les effets liés aux modes d’organisation du travail. L’Anses contribue à la production de connaissances sur les dangers, les expositions et l’évaluation des risques professionnels. Ses travaux permettent aux entreprises, aux acteurs de la prévention et aux autorités de mieux protéger les travailleurs, en anticipant en particulier les risques émergents.

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Congrès national de médecine et santé au travail
14/06/2022

14 au 17 juin 2022

Congrès national de médecine et santé au travail

Place de Bordeaux, 67082 Strasbourg
Public : oui
Palais de la musique et des Congrès
L'Anses sera présente au 36e Congrès national de médecine et santé au travail du 14 au 17 juin 2022, Palais de la musique et des Congrès, Strasbourg
Reconnaître le caractère cancérogène des travaux exposant aux fumées de soudage
14/04/2022
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Reconnaître le caractère cancérogène des travaux exposant aux fumées de soudage

En France, plus de 528 000 salariés sont potentiellement exposés aux fumées de soudage. Selon les dernières données disponibles, l’inhalation de ces fumées contenant des particules métalliques peut provoquer des cancers broncho-pulmonaires et du larynx. Suite à son expertise, l’Anses recommande donc d’inclure les travaux exposant aux fumées de soudage et aux fumées métalliques de procédés connexes à l’arrêté fixant la liste des substances, mélanges et procédés cancérogènes au sens du Code du travail.
Encourager la substitution du formaldéhyde dans plusieurs secteurs professionnels
11/02/2022
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Encourager la substitution du formaldéhyde dans plusieurs secteurs professionnels

Reconnu cancérogène au niveau européen, le formaldéhyde, plus communément appelé « formol », doit être substitué par d’autres substances ou procédés pour protéger la santé des professionnels exposés. L’Anses a mené plusieurs expertises pour identifier des alternatives moins dangereuses dans cinq secteurs professionnels. Elle pointe ainsi les leviers et freins à la substitution dans différentes filières. Ces travaux permettront d’appuyer les pouvoirs publics dans la mise en œuvre des obligations de substitution par les employeurs. Ils seront également utiles pour les acteurs de la prévention des risques en santé au travail afin d’accompagner les actions de substitution.
Pesticides: les cancers de la prostate reconnus comme maladie professionnelle
22/12/2021
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Pesticides: les cancers de la prostate reconnus comme maladie professionnelle

Les cancers de la prostate liés à l'exposition aux pesticides, dont le chlordécone, peuvent désormais être reconnus comme maladie professionnelle suite au décret publié ce mercredi au Journal officiel.
Privilégier la mise sur le marché de masques sans graphène
14/12/2021
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Privilégier la mise sur le marché de masques sans graphène

Suite au retrait en avril 2021 du marché canadien de certains masques de protection FFP2 contenant du graphène, les autorités françaises ont suspendu leur distribution le temps que l’Anses évalue les risques sanitaires liés à leur port. Du fait du manque de données sur la toxicité du graphène, l’Agence recommande de privilégier la mise sur le marché de masques sans graphène.
Programme national de recherche Environnement-Santé-Travail : Résultats des appels à projets de recherche 2021
03/12/2021
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Programme national de recherche Environnement-Santé-Travail : Résultats des appels à projets de recherche 2021

Trente-trois projets de recherche ont été sélectionnés par l’Anses en 2021 dans le cadre du PNR EST. Ils seront financés pour un montant total de 6 millions d’euros. Ces recherches apporteront des connaissances sur les risques environnementaux pour la santé humaine, en population générale ou au travail, et pour les écosystèmes. 298 projets ont été soumis début 2021, en réponse à deux appels à projets, le premier à vocation généraliste et le second sur le thème « radiofréquences et santé ». Après un processus de sélection rigoureux s’appuyant sur les évaluations des comités scientifiques, 33 projets ont été retenus. Sélectionnés dans le cadre du Programme national de recherche Environnement-Santé-Travail ( PNR EST ) piloté par l’Anses, ces projets sont financés sur des budgets délégués par les ministères chargés de l'environnement, du travail et de l’agriculture, ainsi que par des fonds provenant d’établissements partenaires. Pour la quatrième année, un budget spécifique du ministère de la Transition écologique et solidaire a permis de soutenir des projets sur le thème des perturbateurs endocriniens. Enfin, des fonds supplémentaires ont permis de soutenir un projet sur la qualité de l’air lié à la pollution atmosphérique. Apporter des connaissances dans les domaines d’expertises de l’Anses Ces projets apporteront des connaissances dans les différents domaines d’expertise de l’Anses et en particulier sur les risques sanitaires pour la population générale comme en milieu professionnel, ainsi que les risques pour les écosystèmes ou la qualité des milieux, avec un apport des sciences humaines et sociales. Différentes pathologies humaines sont étudiées, comme le cancer, les maladies respiratoires et intestinales, le diabète, les troubles musculo-squelettiques ou la maladie de Parkinson. Plus précisément, les projets retenus pour 2021 s’intéressent à un ou plusieurs types d’exposition environnementale et professionnelle : Treize projets portent sur les agents chimiques, dont neuf projets concernent les perturbateurs endocriniens ; Sept projets concernent la problématique des contaminations émergentes, non encore explorées ou nouvelles, parmi elles, cinq étudient les micro et nano-plastiques ; Six projets concernent la thématique radiofréquences et santé ; Cinq s’intéressent aux expositions professionnelles et à la santé au travail ; Cinq traitent de l’exposition et des risques liés aux particules ou fibres présents dans l’air ; Enfin, cinq projets portent sur des agents biologiques, dont trois dans le cadre de la lutte anti-vectorielle (agents pathogènes transmis par les vecteurs, notamment les moustiques et les tiques), un sur l’antibiorésistance et un autre sur les moisissures dans les habitations. Par ailleurs, dans ces projets, neuf s’intéressent aux poly-expositions aux agents chimiques et/ou physiques ou encore aux effets « cocktail » contribuant ainsi à l’apport de connaissance sur l’exposome. Vingt-huit projets seront financés par l’Anses (5,1 M€), trois seront soutenus par l’Institut thématique multiorganisme Cancer de l’Alliance Aviesan (Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé), dans le cadre du Plan Cancer (0,60 M€), et deux projets par l’ADEME (Agence de la transition écologique) (0,26 M€).
Expositions cumulées au travail : 12 profils pour éclairer les politiques de prévention
23/11/2021
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Expositions cumulées au travail : 12 profils pour éclairer les politiques de prévention

Travail de nuit, exposition à des agents biologiques ou à des substances chimiques, manque de moyens, tensions… Au cours de leur carrière, les salariés peuvent être exposés simultanément à plusieurs contraintes susceptibles d’affecter leur santé à court ou à long terme. Prendre en compte ces expositions cumulées, ou polyexpositions, constitue un défi majeur pour élaborer des politiques efficaces de prévention et améliorer la santé au travail en France. Une étude menée conjointement par l’Anses, Santé Publique France et la Dares montre que tous les salariés sont concernés, quel que soit leur métier ou leur secteur d’activité, et décrit des profils types de cumul d’expositions. La quasi-totalité des salariés concernés par des expositions cumulées au travail Pour mieux décrire la réalité des situations de polyexposition des salariés en France et connaître les filières professionnelles particulièrement concernées, une étude a été menée conjointement par l’Anses, Santé publique France et la Dares sur la base des résultats de l' enquête Sumer 2016-2017 . Réalisée dans le cadre du 3 ème Plan santé au travail 2016-2020 (PST 3), elle fait suite à un état des lieux des principales actions conduites sur la polyexposition, en France comme à l’étranger, publié en 2018. La présente analyse révèle que la quasi-totalité (97 %) des 25 millions de salariés des secteurs publics et privés sont polyexposés , c’est-à-dire exposés à au moins deux contraintes de même catégorie ou non au cours de leur carrière professionnelle. Ces contraintes professionnelles peuvent relever de 5 catégories : chimiques - substances potentiellement dangereuses ; biologiques - bactéries, virus ou moisissures ; physiques - nuisances sonores, contraintes posturales ou thermiques, exposition aux rayonnements ; organisationnelles - horaires de travail, manque de moyens matériels et/ou humains, intensité et rythme de travail, faible autonomie, etc. ; relationnelles - forte pression, faible reconnaissance au travail, hostilité des collègues ou de la hiérarchie, tensions, etc. Une douzaine de profils d’expositions cumulées identifiés Une analyse statistique a permis de regrouper les salariés selon 12 profils décrivant les situations d’expositions cumulées les plus courantes. Certains profils peuvent être associés à un ou plusieurs domaines professionnels spécifiques, comme par exemple les professionnels de santé, ceux de l’agriculture, de la marine et de la pêche. D’autres décrivent une situation de polyexposition commune à plusieurs secteurs d’activités. C’est le cas notamment des salariés exerçant des activités de bureau, dans des domaines aussi variés que l’administration publique, l’enseignement ou les banques et assurances. Les contraintes organisationnelles affectent l’ensemble des secteurs d’activité Si les expositions connues aux contraintes chimiques, physiques ou biologiques sont spécifiques à l’activité professionnelle exercée, tous les profils de polyexposition mettent en revanche en évidence des expositions à des contraintes organisationnelles et relationnelles . Souvent moins documentées, ces dernières sont en effet inhérentes à toute activité salariée, étant propres à l’organisation du travail et à la coopération avec d’autres travailleurs, ainsi qu’aux interactions avec les clients ou usagers . Les professionnels de santé sont nombreux à cumuler toutes les catégories de contraintes Les professionnels de la santé - infirmiers, sages-femmes, aides-soignants, professions paramédicales, médecins et assimilés - apparaissent comme une famille d’activité professionnelle particulièrement concernée par la polyexposition. Ils cumulent des expositions caractéristiques aux 5 catégories de contraintes. Ils sont ainsi potentiellement exposés à des agents biologiques d’origine humaine, souvent associés à une exposition à des substances chimiques via les médicaments notamment. Ils sont également concernés par des situations de tension, des contraintes horaires comme le travail de nuit, un rythme de travail soutenu, un manque de moyens matériels et humain, auxquels viennent s’ajouter des contraintes physiques tels que les rayonnements ionisants ou des postures physiques difficiles. Une grille de lecture originale pour orienter la prévention et la recherche sur les polyexpositions Cette approche globale par profils de polyexposition représente une réelle avancée en matière d’éclairage sur les expositions multiples, afin d’en permettre une meilleure prise en compte. Elle fournit une base de réflexion invitant à ne plus penser les contraintes subies par les salariés de manière isolée mais dans leur ensemble , accentuant possiblement les risques professionnels associés. Elle propose une première identification des secteurs concernés par ces polyexpositions. Suite à ces travaux, la caractérisation plus précise des professions particulièrement polyexposées mériterait d’être réalisée, comme par exemple pour les personnels de santé. Des travaux, en cours, avaient déjà été initiés concernant les conditions de travail des agents du nettoyage et de la propreté et de leurs impacts sur la santé ou les risques sanitaires pour les travailleurs impliqués dans les activités de collecte, tri et traitement des ordures ménagères. Il serait également utile de renforcer la recherche pour mieux comprendre comment l’interaction entre certaines contraintes peut conduire à une aggravation des effets pour la santé des travailleurs. Cela constituera une source de progrès dans la mise en œuvre du concept d’ exposome visant à prendre en compte les cumuls d’expositions : cumul dans le temps, cumul entre facteurs d’exposition – ce à quoi contribue le présent rapport - et, au-delà, cumul entre les expositions en milieu de travail et dans la vie courante.
Lancement des appels à projets 2022 du Programme national de recherche Environnement-Santé-Travail
15/11/2021
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Lancement des appels à projets 2022 du Programme national de recherche Environnement-Santé-Travail

L’Anses lance ce jour de nouveaux appels à projets dans le cadre du Programme national de recherche Environnement-Santé-Travail (PNR EST). Ils visent à soutenir des travaux de recherche pour développer les connaissances scientifiques indispensables à l’évaluation des risques et à l’expertise sanitaire. L’édition 2022 comporte deux appels à projets : l’un général, sur les thèmes santé-environnement et santé-travail, et le second spécifiquement sur le thème « radiofréquences et santé ». La date limite des soumissions est fixée au 6 janvier 2022. Depuis 2006, l’Anses coordonne le Programme national de recherche Environnement-Santé-Travail (PNR EST), qui finance des recherches sur les risques pour la santé humaine liés à l’environnement, y compris l’environnement professionnel, et pour les écosystèmes. Ce sont ainsi une trentaine de projets qui sont financés chaque année, pour une durée de deux ou trois ans. Ces projets permettent de faire avancer la recherche et les connaissances sur des questions clés, en prenant en compte l’émergence de nouveaux risques liés à l’évolution de notre environnement, aux changements des modes de consommation ou de travail, à l’arrivée de nouvelles maladies infectieuses ou au développement de nouvelles technologies. Lancement des appels à projets 2022 Les deux appels à projets du PNR EST 2022 sont ouverts du 15 novembre jusqu’au 6 janvier 2022. Le premier appel, à vocation généraliste, vise à financer des recherches sur des questions prioritaires en santé-environnement et santé-travail. Ces questions font écho aux orientations des politiques publiques (plans santé environnement, santé au travail, cancer). Parmi les enjeux concernés : les effets des nanomatériaux, des agents chimiques dont les produits phytopharmaceutiques, avec un accent particulier sur les perturbateurs endocriniens , de la pollution lumineuse ou du changement climatique ; les facteurs favorisant les cancers ou encore l’exposition des travailleurs aux agents pathogènes. Dans le cadre de cet appel généraliste, un budget supplémentaire est prévu cette année pour financer des projets se rapportant à l’effet de la qualité de l’air sur la santé . L’Anses attend également des propositions en rapport avec l’étude de l’exposome , c’est-à-dire de l’ensemble des expositions affectant la santé des individus au cours de leur vie. Le second appel à projet, dédié au thème « Radiofréquences et santé », vise à renforcer les connaissances sur ce sujet et à élargir la communauté scientifique qui s’y intéresse. Cet appel à projets porte sur quatre problématiques : les mécanismes d’action des radiofréquences au niveau cellulaire, leurs possibles effets physiologiques ou sanitaires, l’hypersensibilité électromagnétique et la caractérisation des usages et des expositions aux radiofréquences en situation réelle. Financement du PNR EST Les projets sélectionnés dans le cadre du PNR EST sont financés par l’Anses sur des budgets délégués par les ministères chargés de l’environnement, de l’agriculture et du travail, et associent plusieurs co-financeurs : l’Agence de la transition écologique (ADEME), l'Institut thématique multi-organismes cancer (Itmo Cancer) de l’alliance Aviesan au travers de la Stratégie décennale de lutte contre les cancers. En savoir plus sur le Programme national de recherche Environnement-Santé-Travail.
Rencontre scientifique Exposome
21/10/2021

Mardi, 30 Novembre, 2021

Rencontre scientifique Exposome

189 rue de Bercy - Paris 12e
Public : oui
Maison de la RATP
Le concept d’exposome est né de la nécessité de mieux comprendre l’influence sur la santé de toutes les expositions auxquelles est soumis un individu pendant sa vie entière , en prenant en compte les expositions environnementales aux agents chimiques, physiques, biologiques et les facteurs socio-économiques. Les enjeux de la recherche aujourd’hui sont de caractériser les différentes facettes de l’exposome, d’en caractériser l’effet sur la survenue de maladies humaines, notamment des maladies chroniques telles que les cancers, les maladies neurodégénératives ou encore endocriniennes, et d’étudier les éventuelles interactions entre les composants de l’exposome, ou entre l’exposome et les paramètres biologiques. Enfin, il est important à terme de réussir à estimer l’impact global de l’exposome sur la santé , et si possible de hiérarchiser l’impact de différents facteurs de risque. Cette nécessité est aujourd’hui reconnue par les scientifiques et la société et s’intègre peu à peu aux politiques publiques. Mieux connaître l’exposome est l’un des objectifs du 4e plan national santé environnement et le concept est inscrit dans le Code de la santé publique. Des questions se posent toutefois encore sur les outils à promouvoir, les approches méthodologiques à mettre en œuvre, afin que l’exposome prenne toute sa place dans les différents champs de l’expertise en santé publique et in fine de la gestion des risques. Retour sur l'évènement Pour faire le point sur les avancées de la recherche sur le concept d'exposome, l’Anses et l’Inserm a organisé le 30 novembre une rencontre scientifique « Exposome et santé publique : de la recherche à l’expertise » à la Maison de la RATP. Destinée à la communauté scientifique, aux acteurs associatifs et professionnels et aux décideurs publics, plus de 320 personnes ont participé à cette rencontre scientifique riche d'enseignements. Vous souhaitez revivre cette rencontre ? Accédez dès à présent aux replays sur notre chaîne Youtube Consultez les présentations des intervenants Pour aller plus loin Atteintes cardio-vasculaires, cancer, diabète... chaque année, plus de 70 % des décès dans le monde sont dus à une maladie chronique. Elles sont liées à une combinaison de différents facteurs de risque, génétiques ou non, auxquels nous sommes soumis au cours de notre vie. L’exposome propose une analyse des facteurs non génétiques en étudiant l’ensemble des expositions que subit un être humain de par son environnement et tout au long de sa vie. Dans une interview croisée , trois scientifiques reviennent sur ce concept et les actions de l’Anses. Lire l'interview
Nanomatériaux : pour une définition européenne plus protectrice
23/07/2021
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Nanomatériaux : pour une définition européenne plus protectrice

Dans l’Union européenne, la définition des nanomatériaux varie en fonction des secteurs d’activité. La Commission européenne a lancé une consultation publique pour réviser la définition des nanomatériaux en vue d’une éventuelle harmonisation. Dans sa réponse, l’Anses appelle à ne pas exclure de cette définition certains nanomatériaux qui pourraient pourtant être problématiques pour la santé humaine et l’environnement.
Reconnaitre le caractère cancérigène des médicaments cytostatiques pour améliorer la prévention des professionnels
20/07/2021
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Reconnaitre le caractère cancérigène des médicaments cytostatiques pour améliorer la prévention des professionnels

Infirmières, aides-soignants, médecins, vétérinaires, personnels de nettoyage…. De nombreux professionnels sont potentiellement exposés aux cytostatiques, ces médicaments administrés en particulier dans le cadre des chimiothérapies pour soigner les cancers. L’Anses recommande d’inclure les travaux exposant à 18 principes actifs cytostatiques à l’arrêté fixant la liste des procédés cancérogènes en droit du travail. L’Agence émet également des recommandations afin de protéger et sensibiliser les employeurs et les professionnels potentiellement exposés. De nombreux professionnels exposés Les principes actifs cytostatiques sont majoritairement utilisés pour traiter les cancers, en médecine humaine comme en médecine vétérinaire, dans les établissements de santé, en milieu hospitalier ou non : soins médicaux à domicile, hospices, maisons de soins, cliniques vétérinaires, etc. A l’hôpital, ils peuvent également être utilisés dans d’autres services que les unités d’oncologie, comme la rhumatologie, l’immunologie, la dermatologie ou encore la gynécologie. Selon l’enquête SUMER 2017 , près de 92 000 salariés sont exposés à ces substances : de la fabrication à la manipulation, en passant par le transport, la gestion des déchets, le nettoyage, etc. En raison de leurs mécanismes d’action, les cytostatiques sont susceptibles de présenter des propriétés cancérogènes pour les cellules saines. Paradoxalement, ces médicaments qui soignent les patients atteints de cancer peuvent donc exposer les soignants qui les manipulent à des substances elles-mêmes cancérogènes. Les forts soupçons sur le caractère cancérogène des cytostatiques et leur utilisation courante en milieu professionnel ont donc conduit la Direction générale du travail à saisir l’Anses sur ce sujet. Prendre en compte les circonstances d’exposition pour prévenir les risques en milieu professionnel Après des premiers travaux publiés en 2018, et en s’appuyant sur des évaluations européennes ou internationales existantes, l’Anses propose aujourd’hui d’inclure les travaux exposant à 18 principes actifs de médicaments anticancéreux à l’arrêté français fixant la liste des substances, mélanges ou procédés cancérogènes au sens du code du travail. « Aujourd’hui, les médicaments cytostatiques sortent du cadre de classification et d’étiquetage européen. Contrairement aux produits utilisés en milieu industriel, le règlement européen n’impose pas de prévenir l’utilisateur du caractère dangereux des médicaments via un étiquetage spécifique. En proposant d’inscrire les travaux exposant à ces 18 substances dans l’arrêté français, nous contribuons à l’évolution du cadre réglementaire pour une meilleure protection des professionnels exposés » souligne Henri Bastos, Directeur scientifique santé-travail à l’Anses. A cette fin, l’Anses recommande de prendre en compte, plutôt que les professions exposées, les circonstances d’exposition à ces 18 substances : exposition lors de la fabrication, du conditionnement, de la préparation, du transport et de la manipulation des médicaments ; exposition lors de la mise en œuvre de protocoles impliquant une ou plusieurs des substances identifiées ; exposition du fait de la contamination de l’environnement de travail ou via la gestion des déchets et des excrétions. « Pour définir des leviers de prévention efficaces, il faut s’intéresser à toute la chaîne d’exposition, de la préparation des médicaments et leur administration à la contamination des personnels par les excrétas du patient (sueur, vomissures) ou encore le traitement du linge ou des déchets » précise Henri Bastos. Sensibiliser les professionnels exposés Dans le cas des cytostatiques, la substitution des substances est difficile à envisager dans la mesure où leur utilisation s’impose dans l’intérêt thérapeutique des patients. Aussi, pour maîtriser au mieux les risques existants, l’Anses recommande aux employeurs : d’identifier et d’évaluer le risque cancérogène pour les personnels exposés, de sensibiliser et former les travailleurs potentiellement exposés à ce risque (techniques de retrait de gants potentiellement contaminés par exemple), de mettre en place une surveillance des expositions de ces professionnels. Si l’expertise menée par l’Anses s’est focalisée sur le caractère cancérogène des cytostatiques, l’Agence rappelle que ces principes actifs peuvent également présenter des effets sur la reproduction et le développement qui doivent être pris en compte dans la prévention des risques professionnels. Approfondir les connaissances L’Anses recommande également de façon plus globale d’améliorer les connaissances sur le risque cancérogène lié à l’exposition à ces médicaments via : une extension de cette réflexion à d’autres médicaments que des anticancéreux, une éventuelle classification des principes actifs au travers du règlement CLP qui permettrait, dans le cas des substances CMR - cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction - d’engager automatiquement la mise en œuvre de mesures de prévention, de protection ou de suivi médical des personnels exposés, une amélioration et une harmonisation des informations relatives à la génotoxicité et à la cancérogénicité figurant dans le résumé des caractéristiques du produit.
Réalité virtuelle, réalité augmentée : quels risques ? quelles bonnes pratiques adopter ?
24/06/2021
Actualités

Réalité virtuelle, réalité augmentée : quels risques ? quelles bonnes pratiques adopter ?

Santé, formation, immobilier, sécurité, loisirs,... la réalité virtuelle et la réalité augmentée connaissent une utilisation croissante, dans des domaines très variés. L’Anses a souhaité, en parallèle de ce déploiement, étudier plus précisément l’impact de l'exposition de la population à ces technologies émergentes et les éventuels effets sanitaires associés. Elle invite en particulier les utilisateurs à respecter quelques bonnes pratiques afin de limiter les effets indésirables liés à ces nouveaux usages. Cette expertise s’inscrit dans la continuité des travaux de l’Agence qui étudie depuis plusieurs années les impacts des nouvelles technologies numériques – 3D , écrans ,… - sur la santé, dans un monde où les applications des technologies numériques se multiplient et où les usages évoluent constamment. Des applications très diverses La réalité virtuelle (RV) et la réalité augmentée (RA) sont utilisées dans de nombreux domaines, notamment professionnels : la santé et les soins thérapeutiques, la formation pour les pilotes d’avion par exemple, ou encore dans le domaine militaire . Ces technologies sont également utilisées par des agences immobilières pour proposer des visites d’appartements sans sortir de chez soi , dans certains musées ou à domicile à travers des jeux-vidéos ou des applications pour smartphones. Différents supports peuvent être utilisés : des casques, des lunettes ou encore des smartphones intégrés à des boitiers à placer devant les yeux. Pour mieux interagir avec l’environnement virtuel, d’autres objets, comme des combinaisons, se développent progressivement. Mieux connaître l’exposition des populations Très peu de données d’exposition étant disponibles, l’Anses a réalisé en 2019 un sondage pour mieux appréhender l’exposition de la population française à la réalité virtuelle et augmentée. Il en ressort les éléments suivants : la durée moyenne d’une séance est supérieure à une heure ; chez les adultes , les utilisateurs sont plus souvent des hommes (57 %) avec un âge moyen de 40 ans, issus de catégories socio-professionnelles supérieures (43 %) et ayant une bonne maîtrise des outils technologiques. Le smartphone est le premier support auquel ils ont recours ; chez les enfants , une légère prédominance des garçons est observée (55 %), et l’âge moyen est de 12-13 ans. La réalité virtuelle est principalement associée aux jeux vidéo et les consoles de jeux sont les premiers supports utilisés ; dans le cadre professionnel , les deux technologies sont mobilisées, principalement pour la formation, la santé et la gestion des stocks. L’ordinateur, les visiocasques ou les écrans sont les supports les plus employés. À court terme, des effets réversibles et limités L’exposition à la réalité virtuelle peut perturber le système sensoriel et conduire à des symptômes de type nausées, vertiges, sueurs, pâleur, pertes d’équilibre … regroupés sous la dénomination de « cybercinétose ». Chez les personnes qui y sont sensibles, ces symptômes peuvent apparaître dès les premières minutes d’utilisation. À la suite d’une séance, la réalité virtuelle peut également induire une modification temporaire des capacités sensorielles, motrices et perceptives et ainsi altérer l’habileté manuelle ou la capacité à orienter son corps. Par ailleurs, « Les dispositifs de RA/RV utilisent des écrans à LED potentiellement riches en lumière bleue qui, lorsqu’ils sont visionnés en soirée ou la nuit, peuvent perturber notre rythme biologique (retard à l’endormissement, perturbation du sommeil, …) » rappelle Dina Attia, coordinatrice scientifique de cette expertise à l’Anses. Enfin, l’exposition à la modulation temporelle de la lumière émise par ces écrans à LED - clignotement de la lumière parfois imperceptible par l’œil - peut déclencher des crises d’épilepsie chez des personnes présentant un terrain favorable. Adopter quelques bonnes pratiques pour limiter les effets sanitaires Pour éviter la survenue de ces effets, l’Anses recommande aux utilisateurs : d’arrêter l’utilisation des dispositifs de RA/RV dès l’apparition de symptômes tels que des nausées, vertiges, sueurs, pâleur…; d’observer un temps de repos d’une à deux heures après l’utilisation de dispositifs de RA/RV. « Le corps fournit un effort important pour s’adapter au monde virtuel avec lequel il interagit, ce qui peut occasionner une certaine fatigue. Il est donc important de prévoir un temps de repos d’une heure ou deux avant de reprendre une activité nécessitant une forte concentration comme la conduite de sa voiture par exemple » explique Dina Attia. d’éviter toute exposition aux écrans deux heures avant le coucher, en particulier pour les enfants et les adolescents, plus sensibles à la lumière bleue ; d’éviter l’usage de ces technologies pour les personnes épileptiques ou les personnes identifiées comme sensibles : femmes enceintes, personnes souffrant du mal des transports, présentant des troubles de l’équilibre ou sujettes aux migraines, etc. L’Agence recommande d’ informer les utilisateurs des potentiels effets sur la santé et des bonnes pratiques d’utilisation permettant de les prévenir, par l’intermédiaire de supports dédiés pour les professionnels, et d’une communication spécifique vers le grand public. Poursuivre les recherches pour connaître les effets éventuels à long terme Compte tenu de la variété des domaines d’application de la RV/RA, il conviendrait de documenter l’évolution des usages en intégrant, dans les différentes études sur les conditions de vie et de travail, l’exposition à ces technologies. La cybercinétose reste l’effet le mieux documenté. Très peu de données étant aujourd’hui disponibles sur les éventuelles conséquences neurologiques ou les effets sur le développement à long terme, ceux-ci mériteraient d’être davantage investigués. Au-delà de la RV/RA, et pour compléter ses travaux sur l’impact sanitaire des nouvelles technologies, l’Anses a engagé un travail d’expertise sur les effets des outils numériques sur la santé des enfants et adolescents. Publiée courant 2022, cette étude a vocation à identifier des pistes pour prévenir les impacts sanitaires éventuels et mieux encadrer leurs usages. Réalité virtuelle, réalité augmentée : quelle différence ? Dans la réalité virtuelle (RV) , l’utilisateur est en immersion totale dans un monde virtuel entièrement généré par un ordinateur via le port d’un visiocasque par exemple. La réalité virtuelle n’utilise donc pas l’environnement réel de l’utilisateur mais un tout autre décor dans lequel celui-ci peut se projeter. Il peut s’y promener et rentrer dans des pièces, par exemple, par les mouvements de son corps. Dans le cas de la réalité augmentée (RA) , l’appareil de l’utilisateur - des lunettes, un smartphone, une tablette…. – lui permet de projeter des éléments fictifs dans son environnement réel . L’utilisateur peut ainsi visionner son salon avec un nouveau canapé par exemple.

Décryptage

Les valeurs de référence
05/04/2022

Les valeurs de référence

Les substances chimiques auxquelles nous pouvons être exposés au quotidien ou utilisées dans le cadre d’activités professionnelles sont potentiellement néfastes pour la santé. L’Anses élabore différentes valeurs de référence utiles, d’une part, pour l’évaluation des risques sur la santé, et, d’autre part, aux pouvoirs publics en vue de fixer des concentrations réglementaires de substances chimiques qu’il convient de ne pas dépasser pour préserver notre santé.
Formaldéhyde, vers la recherche d’alternatives
11/02/2022

Formaldéhyde, vers la recherche d’alternatives

Appelée couramment formol, le formaldéhyde est présent dans de multiples secteurs d’activité professionnelle et dans de nombreux produits de consommation. Substance reconnue cancérogène au niveau européen, des actions sont menées pour réduire les expositions et chercher des alternatives. Depuis plus de dix ans, l’Anses mène différentes expertises pour évaluer la toxicité du formaldéhyde, caractériser et limiter les expositions des populations, notamment en milieu professionnel et évaluer les risques sanitaires.
Matériaux funéraires
07/05/2021

Matériaux funéraires

Dans le cadre du transfert des missions du Conseil supérieur d’hygiène publique de France aux agences sanitaires, les caractéristiques techniques auxquelles doivent répondre les housses funéraires, les cercueils hermétiques et les dispositifs épurateurs de gaz de ces cercueils sont fixées par arrêté du ministre chargé de la santé après avis de l'Anses et du Conseil national des opérations funéraire (CNOF). La housse funéraire est fabriquée dans un matériau biodégradable. Elle doit répondre à des caractéristiques de composition, de résistance et d'étanchéité (art. R. 2213-15 du Code général des collectivités territoriales (CGCT)). Le cercueil hermétique est fabriqué dans un matériau biodégradable. Il doit répondre à des caractéristiques de composition, de résistance et d'étanchéité (art. R. 2213-27 du CGCT). Le dispositif épurateur de gaz doit répondre à des caractéristiques de composition, de débit et de filtration (art. R. 2213-27 du CGCT).
Maladies professionnelles : en quoi consiste l'expertise scientifique?
15/03/2021

Maladies professionnelles : en quoi consiste l'expertise scientifique?

Lorsqu’un travailleur exposé à des nuisances dans le cadre de son activité professionnelle, comme par exemple des substances toxiques, contracte une maladie, celle-ci est susceptible d’être reconnue comme une maladie professionnelle et indemnisée. Pour améliorer l’accès à cette reconnaissance, le gouvernement a décidé de mettre en place une expertise scientifique collective et indépendante. Cette phase d’expertise préalable a été confiée à l’Anses. Comment sont reconnues les maladies professionnelles en France ? En quoi consiste l’expertise scientifique menée par l’Anses ? Explications.
COVID-19 : les recommandations et travaux de l'Anses
11/12/2020

COVID-19 : les recommandations et travaux de l'Anses

Depuis le début de la pandémie Covid-19, l’Anses mobilise son expertise dans ses champs de compétences - santé animale, alimentation et nutrition, santé au travail, etc. - pour donner au public des repères utiles à l’organisation de la vie quotidienne et à la protection de sa santé dans cette période exceptionnelle. A l’interface de la santé humaine et animale, dans l’esprit “d’une seule santé”, l’Agence contribue à apporter une réponse aux questions soulevées par cette crise, que ce soit en termes de recherche ou d’appui à la gestion. Elle mobilise en particulier son expertise en matière de zoonoses et de coronavirus animaux pour améliorer les connaissances relatives au SARS-Cov-2. Découvrez l’ensemble des actions menées depuis mars 2020 et les derniers travaux de l’Agence.
One Health
03/11/2020

One Health

Le concept « One Health » ou « une seule santé » en français, est mis en avant depuis le début des années 2000, avec la prise de conscience des liens étroits entre la santé humaine, celle des animaux et l’état écologique global. Il vise à promouvoir une approche pluridisciplinaire et globale des enjeux sanitaires. Les travaux de l’Anses s’inscrivent dans le concept One health. L’Agence coordonne plusieurs projets basés sur ce concept.
Covid-19: les recherches de l'Anses sur les coronavirus
19/06/2020

Covid-19: les recherches de l'Anses sur les coronavirus

À l’interface de la santé humaine et animale, dans l’esprit “d’une seule santé” ("One Health"), le positionnement des laboratoires de l’Anses contribue à apporter une réponse efficace à des questions de recherche appliquée, de mise en œuvre immédiate et à réponse rapide. Ainsi, depuis le début de la pandémie Covid-19, l’Anses a mobilisé ses équipes de recherche, son expertise en matière de zoonoses et de coronavirus animaux, et son réseau de laboratoires pour améliorer les connaissances relatives au SARS-Cov-2 et répondre aux questions nées avec cette crise. Découvrez les différents projets conduits par l’Agence.
Les valeurs limites biologiques pour les agents chimiques en milieu professionnel
20/08/2019

Les valeurs limites biologiques pour les agents chimiques en milieu professionnel

L’évaluation des niveaux d’exposition des professionnels à des substances chimiques passe par différentes approches complémentaires pouvant impliquer la mesure des substances dans l’atmosphère de travail, la mesure de la contamination surfacique des postes de travail et la surveillance biologique des travailleurs, c’est à dire le suivi d’indicateurs biologiques reflétant l’exposition des travailleurs. Ainsi, lorsqu’elle le juge pertinent, l’Anses peut, en complément des valeurs limites d'exposition professionnelles (VLEP) atmosphériques, proposer des valeurs limites biologiques pouvant être utiles pour la mise en place d’un suivi biologique des expositions par les médecins du travail.
Les valeurs limites atmosphériques pour les agents chimiques en milieu professionnel
20/08/2019

Les valeurs limites atmosphériques pour les agents chimiques en milieu professionnel

L’Agence a été missionnée, par le ministère chargé du travail, afin d’organiser la phase d’expertise scientifique indépendante et collective nécessaire à l’élaboration de valeurs limites d’exposition professionnelle atmosphériques (VLEP) basées sur des critères sanitaires. Ces valeurs limites sont des outils permettant de limiter le niveau de concentration des polluants présents dans l’air des lieux de travail.
Les valeurs limites pour les agents chimiques en milieu professionnel
26/07/2017

Les valeurs limites pour les agents chimiques en milieu professionnel

Depuis 2005, l’organisation de l’expertise scientifique, indépendante, pluridisciplinaire et collective, nécessaire à la fixation des valeurs limites d’exposition professionnelle (VLEP) est confiée à l’Agence. Un comité d’experts spécialisé dédié a ainsi été mis en place pour appuyer l’Agence dans cette mission. En parallèle, l’Anses est également chargée d’élaborer une liste de substances chimiques prioritaires à expertiser qu’elle propose au ministère chargé du travail afin que ce dernier puisse élaborer le programme de la mission d’expertise VLEP après consultation des partenaires sociaux.
Limiter l'exposition aux substances chimiques
07/10/2015

Limiter l'exposition aux substances chimiques

L’air que nous respirons, les denrées alimentaires que nous ingérons, les produits que nous manipulons au quotidien nous exposent à des substances chimiques qui peuvent être néfastes pour la santé. Les pouvoirs publics doivent donc fixer des valeurs de gestion des risques qu’il convient de ne pas dépasser. Elles peuvent concerner la population générale ou des populations particulières, notamment en milieu de travail.

Ces valeurs de gestion sont basées sur des valeurs de référence fondées exclusivement sur des critères sanitaires. Elaborées et recommandées par l’Anses, ces valeurs de référence prennent en compte les études sur modèles in vitro, in vivo et les données épidémiologiques disponibles. Découvrez l’ensemble des substances sur lesquelles travaille l’Agence et les valeurs de référence associées.

Exposition aux bitumes
19/12/2013

Exposition aux bitumes

Les bitumes sont des résidus de raffinage du pétrole utilisés principalement pour les travaux de revêtement routiers. Suite à des signaux d’alertes quant à leurs effets sur la santé des travailleurs, l’Anses a été saisie afin d’évaluer les risques sanitaires liés à l’utilisation professionnelle des produits bitumineux et de leurs additifs. Le travail de l’Agence a permis de conclure à un risque sanitaire pour les travailleurs exposés aux liants bitumineux et à leurs émissions. En conséquence, l’Anses formule une série de recommandations en matière de prévention du risque chimique lié à ces substances.

Publications

Document PDF
Valeurs sanitaires de référence
Thematique
Santé et travail
Santé et environnement
Date de mise en ligne
10/02/2022
Numéro de saisine
2019-SA-0215
Document PDF
Valeurs sanitaires de référence
Thematique
Santé et travail
Date de mise en ligne
11/02/2022
Numéro de saisine
2014-SA-0236

Ressources

14/02/2020

Santé au travail : les risques en milieu professionnel

Henri Bastos, Adjoint au directeur de l'évaluation des risques "santé travail", expose les différents types de risques en milieu professionnel.
14/02/2020

L'Anses, un acteur majeur de la santé au travail

Henri Bastos, Adjoint au directeur de l'évaluation des risques "santé travail", présente les missions de veille, de vigilance et d'expertise qu'exerce l'Agence, afin de mesurer les risques émergents en matière de maladies et risques professionnels.